Panique sur l’avenue Wilson
Paris: Le pape s’offre un petit bain de foule improvisé
Paris, 22 août 1997 (APIC) Moment de panique, vendredi après-midi, sous le coup de 15h30, à l’avenue du Président Wilson, devant les grilles noires de la nonciature apostolique, où le pape Jean Paul II s’est payé un petit bain de foule improvisé, sous l’œil inquiet des services de sécurité.
Il était 15h30 vendredi, quand des cris et des hurlements «viva el papa», «viva el papa» ont retenti Avenue Wilson, dans le cœur de Paris baigné par un lourd soleil. Au grand dam des services de sécurité, plus nerveux que jamais, le pape était sorti à pied de la nonciature.
Des adolescentes espagnoles et argentines, drapeaux agités, se massent contre les grilles. La démarche assurée, le pape leur adresse quelques mots. Et serre les mains des jeunes filles qui s’effondrent en larmes. D’émotion. «Lo tocamos, lo tocamos», nous avons touché le pape, s’écrient-elles.
A quelques pas de là, des jeunes agitent un drapeau israélien. Le cardinal Lustiger se précipite à son tour, pour serrer des mains et lancer des «shalom, shalom». Un officier de police s’essuie le front. La chaleur est subitement montée pour lui. Ce bain de foule ne figurait pas au programme. «Mais avec Jean Paul II, on peut s’attendre à tout», murmure un ecclésiastique, présent dans l’entourage du pape.
Les jeunes argentines, venues aux JMJ, se sont précipitées dans une cabine téléphonique pour annoncer la nouvelle aux parents. Elles ne s’attendaient pas à une telle aubaine. Cela valait bien de réveiller la famille en Argentine. (apic/be/pr)



