Le président Uribe dans le collimateur des ONG et de l’ACAT
Paris: Manifestation pour dénoncer les exécutions extrajudiciaires en Colombie
Paris, 27 février 2009 (Apic) L’ACAT-France s’associe à l’appel du MOVICE (Mouvement national des victimes des crimes d’Etat en Colombie) pour commémorer la mémoire des victimes du conflit politique, social et armé qui endeuille la Colombie depuis près de 50 ans. Une Journée internationale d’action et de dénonciation des exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces colombiennes aura lieu à Paris le 6 mars.
Cette année, le MOVICE a placé, au centre de cette journée internationale d’action, la dénonciation des exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces armées colombiennes. Cette pratique consiste à tuer des civils, et à les présenter ensuite comme des guérilleros morts au combat.
Cela permet aux militaires d’obtenir des récompenses ou de gonfler les « résultats » de la guerre, encouragés en cela par des directives officielles. Une dizaine d’associations s’associent à la démarche.
Depuis son accession au pouvoir en 2002, le président Uribe, tout en niant l’existence d’un conflit, l’a exacerbé en polarisant davantage la société colombienne et en impliquant dangereusement la population civile dans le conflit. Il a bloqué systématiquement toutes les propositions alternatives qui appuient la défense des Droits de l’Homme et des issues humanitaires et de dialogue politique en Colombie, déplorent ces ONG.
Selon elles, criminaliser et stigmatiser les militants des organisations sociales, les syndicats, les défenseurs des Droits de l’Homme, les journalistes et l’opposition démocratique, comme le font gouvernement et certains médias à sa solde revient à les désigner comme cibles des escadrons de la mort. (apic/com/pr)



