Servir la liberté authentique de l’homme
Paris: Message de Jean Paul II pour les 50 ans de la présence du Saint- Siège à l’UNESCO
Paris, 11 décembre 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II insiste sur le rôle de l’Eglise qui est de servir la liberté authentique de l’homme et de rappeler sa dimension spirituelle et religieuse, dans un message envoyé à l’UNESCO à l’occasion du 50ème anniversaire de la présence du Saint-Siège dans cette organisation internationale
Le message du pape a été lu le 10 décembre au soir à Paris, lors d’un colloque qui a réuni des personnalités de l’Eglise comme le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture, ou le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger.
Il était «naturel» que l’Eglise catholique s’associât au grand projet de l’UNESCO, affirme Jean Paul II dans son message, «en raison de la souveraineté spécifique du Saint-Siège, mais surtout en raison du lien organique et constitutif qui existe entre la religion en général et le christianisme en particulier, d’une part, et la culture, d’autre part».
«L’Eglise, ajoute-t-il, sait également qu’en invitant nos contemporains à chercher avec exigence et passion la vérité sur eux-mêmes, elle sert leur authentique liberté, alors que d’autres voix, les entraînant sur les chemins de la facilité, contribuent plutôt à les asservir à la fascination et au pouvoir toujours renaissant des idoles».
La nation, creuset où se forge le sens du bien commun
Pour le pape, «l’Eglise catholique a une grande estime de la nation, qui est le creuset où se forge le sens du bien commun. Mais en même temps, l’expérience multiforme des cultures des hommes qui est la sienne, parce qu’elle est catholique lui fait souhaiter aussi le nécessaire dépassement de tout particularisme et de tout nationalisme étroit et exclusif». «La mondialisation ne doit pas conduire à un nivellement des valeurs ni à une soumission aux seules lois du marché unique, ajoute-t-il ainsi, mais plutôt à la possibilité de mettre en commun les richesses légitimes de chaque nation au service du bien de tous».
Jean Paul II se «réjouit» par ailleurs, «du travail déjà accompli», et tout en en reconnaissant «les limites», il souhaite que l’Eglise continue «à encourager avec détermination la rencontre pacifique entre les hommes, à travers leurs cultures et la prise en compte de la dimension spirituelle et religieuse des individus, qui fait partie de leur histoire. C’est bien le sens qu’il faut donner à la présence d’un Observateur permanent du Saint- Siège, auprès de l’UNESCO, témoin attentif depuis cinquante ans de la spécificité catholique de l’Eglise et de son engagement résolu au service de la communauté des hommes». (apic/imedia/pr)



