Création d’un comité Études et projets pour réagir face à l’actualité
Paris: Restructuration à la Conférence des évêques de France
Chevilly-Larue, 16 juin 2005 (Apic) Sept commissions au lieu de dix, neuf conseils au lieu des vingt comités épiscopaux, création d’un comité radar chargé de veiller à l’actualité: tels sont le principaux changements opérationnels adopté par les évêques de France lors de leur assemblée plénière, tenue du 13 au 15 juin à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne.
«Les évêques simplifient leurs structures», titre le quotidien catholique «La Croix» dans son édition du 16 juin. Le but de la restructuration décidée par la Conférence épiscopale française est de «mieux s’adapter aux questions et problèmes qui se présentent aujourd’hui».
Les prélats ont adopté la création d’un comité «Etudes et projets», directement élu par l’assemblée et formé de cinq évêques. «Il s’agit d’une sorte de comité radar chargé de prendre en compte, en toute liberté, les questions essentielles qui se posent à l’Église», a expliqué à La Croix Mgr Georges Soubrier, évêque de Nantes, membre du comité de pilotage de la réforme. «Cela fait dix-sept ans que je participe à l’assemblée des évêques, et dix-sept ans que j’entends à chaque fois les membres regretter l’absence de structure pour réagir rapidement aux questions posées», poursuit Mgr Soubrier, pour qui l’organisation ancienne était un «peu trop statique».
Autre point important de la restructuration: la formation de sept commissions (outre la commission doctrinale), au lieu de dix. Composées d’évêques, elles représentent le coeur du travail de l’épiscopat: «liturgie et pastorale sacramentelle», «catéchèse et catéchuménat», «ministres ordonnés et laïcs en charge ecclésiale», «vie consacrée», «échange entre Eglises» (ex-Mission universelle de l’Eglise), «Mission de France» et «commission financière».
Neuf conseils avec des experts laïcs et religieux
Enfin, rapporte La Croix, la Conférence épiscopale comprend désormais neuf conseils, qui remplacent de fait les vingt comités épiscopaux existant jusqu’ici. Contrairement aux commissions, composées uniquement d’évêques, ils font une large place à des experts laïcs ou religieux. Leur domaine d’intervention: «les questions canoniques», «la famille et les questions de société» (ex-commission sociale), «les mouvements et associations de laïcs», «la pastorale des enfants et des jeunes», «l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme», «les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux», «la solidarité», «la communication», «les affaires économiques, sociales et juridiques».
Le Conseil permanent (exécutif chargé de suivre les décisions prises en assemblée plénière) continuera de fonctionner avec les mêmes attributions. (apic/lacroix/bb)




