Paris: Un millier de Suisse ont participé à «l’encerclement» pacifique de Paris

La Chaîne de Fraternité bien accueillie

De notre envoyé spécial à Paris, Jacques Berset

Paris, 24 août 1997 (APIC) Perdus au milieu de 400’000 jeunes – chiffres de la préfecture de Paris -, un millier de Suisses ont participé samedi à l’»encerclement» pacifique de Paris. Les Boulevards des Maréchaux, qui ceinturent Paris sur une longueur de 36 kilomètres, étaient noirs de monde. Des jeunes à perte de vue… sur le coup de 11 heures.

Le petit contingent suisse avait l’intention de boucler modestement le «chaînon manquant» qui lui avait été assigné quelque part dans le 12e arrondissement, au croisement de l’Avenue Daumesnil et du Boulevard Soult. Mais il a trouvé la place déjà occupée par un groupe de la République tchèque. En lieu et place d’une belle chaîne bien marquée et espacée, il a fallu répartir les jeunes sur deux et même trois rangées, faute de place.

Reconnaissable à leur couvre-chef jaune marqué au sigle des PBR, les Pèlerinages Bibliques de Suisse Romande, les pèlerins romands s’étaient vu remettre un drapeau suisse pour marquer la section de la Chaîne de Fraternité, tournée ver l’extérieur de la métropole, symbole d’amitié et d’ouverture au monde.

A 10h50, au top lancé par Radio Notre-Dame, la radio de l’archevêché de Paris, dans un grand brouhaha et de bruits d’hélicoptères qui tournaient sur la foule, les jeunes se sont donnés la main, ont levé les bras en observant une minute de silence pour la paix. Les cloches de toutes les églises de Paris et de la petite couronne ont alors sonné, couvertes par le joyeux concert des avertisseurs des automobilistes immobilisés sur le boulevard des Maréchax.

Une manœuvre soigneusement mise au point et planifiée par les organisateurs des JMJ et les pouvoirs publics. Une manifestation d’ailleurs accueillie par les bravos des automobilistes.

Dès le matin, les consignes de sécurité et les recommandations pour le respect de la vie du quartier avaient été transmises aux divers groupes. La foule joyeuse, déployant des drapeaux de tous les pays, a eu bien des difficultés à respecter la consigne de silence, pourtant d’une minute seulement. En fait, cette même foule n’attendait que le signal pour se lancer dans une «bronca» à tout casser.

Puis, miracle de l’organisation bien huilée des JMJ, les volontaires aux pulls verts, canotier sur la tête, ont rapidement repoussé les occupants de la chaussée sur les trottoirs, d’où ils ont rejoint les points de ravitaillement dispersés sur les boulevards.

Paris: Plus d’un million de jeunes communient avec le pape «superstar»

Rendez-vous à Rome en l’an 2000

Paris, 24 août 1997 (APIC) Sainte Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, sera proclamée Docteur de l’Eglise le 19 octobre prochain à Rome, a annoncé dimanche Jean Paul II. Le pape a donné rendez-vous aux jeunes à Rome en l’an 2000 pour les XIIIe Journées mondiales de la Jeunesse.

Inaugurée mardi par une messe présidée par l’archevêque de Paris, le cardinal Lustiger, les 12e Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) se sont achevées en apothéose dimanche à 13 heures sur l’hippodrome de Longchamp, trop petit pour accueillir le million et plus de jeunes – 950’000 à l’intérieur et 150’000 à l’extérieur, dans le bois de Boulogne, indiquent les responsables -.

La majorité d’entre eux se trouvaient du reste à l’hippodrome depuis samedi après-midi déjà, pour y passer la veillée de prière en compagnie de Jean Paul II. Une journée de samedi marquée par deux événements dans le cadre des ces JMJ: la Chaîne de Fraternité de 36 km, et la veillée, justement, marquée par le baptême de dix jeunes.

Pour nombre de pèlerins, la nuit a été courte et de peu de sommeil, au milieu d’une multitudes de garçons et de filles de partout dans le monde, au milieu des danses et des chants dans toutes les langues du monde. Des chants et des danses répétés durant toute la semaine à Paris, et bien avant dans les diocèses d’accueil. D’où la fatigue, qui se remarque sur tous les visages.

C’est donc une foule considérable, dont le nombre a dépassé les prévisions les plus optimistes, et écrasée de chaleur, que le pape «superstar», ainsi nommé par les médias français en ce dimanche matin, a retrouvé sur cet hippodrome. Une foule recueillie, heureuse de se trouver là au milieu du pape, des jeunes aussi, trop harassée pour ouvrir l’œil au passage du pape dans sa papamobile, des jeunes encore, trop heureux de bénéficier d’un jet d’eau bienvenu pour s’hydrater ou pour se rafraîchir. Nombre d’entre eux se sont du reste mis à l’aise… en petite tenue.

Bref une jeunesse bien présente qui, après avoir dansé la sarabande la nuit durant, a été réveillée au petit matin par les laudes chantées par 50 religieuses des Sœurs bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre, à Paris.

Retour à Rome

Une entrée en matière de circonstance, pour une journée de prière et de communion, avec le pape entouré de 5’000 prêtres et de quelque 500 évêques, en chasuble arc-en-ciel sur fond blanc, imaginé par le modiste Catelbajac. Commencé à 10 heures, la cérémonie de Longchamp s’est achevée peu avant 13 heures, après l’appel lancé aux jeunes par le pape, pour leur dire que le chemin ne s’arrête pas ici, sur cet hippodrome. Pour les inviter, enfin, à partir sur les routes du monde, sur les chemins de l’humanité…

C’est visiblement satisfait de ce méga rendez-vous avec la jeunesse que Jean Paul II est reparti de l’hippodrome pour gagner la nonciature. Pour y déjeuner et se reposer avant de regagner Rome, après une dernière cérémonie à l’aéroport, en compagnie du Premier ministre, Lionel Jospin. (apic/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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