RDC: Les évêques réitèrent leur opposition à la révision de la Constitution

Participation au Comité d’Intégrité et de Médiation électorale suspendue

Kinshasa, 18 septembre 2014 (Apic) La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a réitéré son opposition à toute révision de la Constitution du pays, qui permettrait au président Joseph Kabila de se représenter à l’élection présidentielle de 2016. La Constitution actuellement en vigueur, ne lui donne pas le droit de briguer un nouveau mandat, après deux périodes consécutives de 5 ans.

Dans une déclaration en date du 16 septembre, publiée à l’occasion de leur visite ad limina au Vatican, les évêques congolais ont demandé à tous les curés et catéchistes du pays, de lire à l’intention des fidèles, leur message intitulé: «Protégeons notre Nation» contre toute tentative de modification de l’article 220.

Ils ont également appelé à l’organisation, dans toutes les paroisses et communautés religieuses, d’un Triduum de prière, du 17 au 19 octobre, lors de la Journée de la Mission universelle, pour que «le Seigneur protège notre pays et son peuple».

L’Eglise suspend sa collaboration au comité électoral

En lien avec ces directives, ils ont décidé de suspendre la participation de l’Eglise catholique au Comité d’Intégrité et de Médiation électorale (CIME), qui, mis en place en mai dernier, regroupe toutes les confessions religieuses de RDC. Cette suspension ne signifie, toutefois pas, «récuser» la collaboration avec les confessions religieuses. Ils restent «en communion de prière avec eux» et, par le biais de la Commission «Justice et Paix» de la CENCO, ils apporteront leur contribution pour la réussite du processus électoral, dans le respect de la Constitution, ont-ils dit.

«Pour nous, l’avenir heureux de la République Démocratique du Congo réside incontestablement dans le respect de la Constitution, Loi fondamentale et socle de notre jeune démocratie», ont-ils affirmé dans leur déclaration. «Nous réaffirmons ainsi notre opposition à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre constitution qui stipule notamment que le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle», ont-ils fait remarquer. (apic/com/ibc/bb)

18 septembre 2014 | 13:36
par webmaster@kath.ch
Partagez!