Rome: Un couple marié pourrait diriger le Conseil pontifical de la famille, assure le cardinal Maradiaga

Pas de fermeture pure et simple de l’IOR

Rome, 17 février 2014 (Apic) Le cardinal hondurien Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, coordonnateur du Conseil des cardinaux chargé d’assister le pape François dans le gouvernement de l’Eglise, suggère qu’un couple marié pourrait se retrouver à la tête du Conseil pontifical de la famille. Dans une interview à paraître le 18 février 2014 dans le quotidien français «La Croix», l’archevêque de Tegucigalpa dément une fermeture pure et simple de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR). Il informe également que la nouvelle constitution visant à réformer la curie pourrait commencer à être rédigée fin avril.

Dans l’interview réalisée à la veille de la troisième session du Conseil des cardinaux réuni à huis clos au Vatican du 17 au 19 février, le cardinal Maradiaga indique une fois encore qu’une Congrégation pour les laïcs pourrait voir le jour. Ce dicastère pourrait avoir un «pouvoir légal», contrairement au conseil pontifical actuellement en place. Intégré au sein de cette congrégation, explique-t-il, le Conseil pontifical pour la famille pourrait être dirigé par un couple marié. «Ce serait un signe magnifique», affirme le cardinal hondurien pour qui, «chaque jour, de plus en plus, les hommes et femmes laïcs prennent leurs coresponsabilités comme dirigeants dans l’Eglise».

Le secrétaire d’Etat ne sera pas un «vice-roi»

A propos de la réforme de la curie, le prélat assure que «les bonnes choses exigent du temps». Il confie néanmoins que, lors de leur prochaine réunion de fin avril, au lendemain de la canonisation de Jean XXIII et Jean Paul II, le Conseil des cardinaux aura «toute la matière pour établir une nouvelle constitution apostolique».

L’archevêque hondurien, proche conseiller du pape, précise que le Conseil des cardinaux avait défini lors d’une première réunion, en octobre dernier, que le secrétaire d’Etat devait demeurer le «secrétaire du pape» et ne devait pas être «un premier ministre», ou encore «un vice-roi».

Un secrétariat des finances?

A la question de savoir si le pape entend fermer l’Institut pour les œuvres de religion, le cardinal Maradiaga assure qu’il y aura bien des changements, mais qu’il ne faut pas s’attendre à ce que, dès demain, la banque du Vatican disparaisse au profit d’une nouvelle banque. «Il vaut mieux soigner un malade que ressusciter un mort», explique-t-il à propos de l’IOR, avant de poursuivre: «Se couper un bras est, je crois, le type de chirurgie que nous éviterons». Le cardinal hondurien défend la création d’un secrétariat des finances, qui puisse regrouper les différents organes économiques du Saint-Siège et qui soit confié à un seul cardinal. (apic/imedia/ami/rz)

17 février 2014 | 17:40
par webmaster@kath.ch
Partagez!