Pas de seconde «Affaire Galilée»
Rome, 5 août 2009 (Apic) L’opposition de l’Eglise à la recherche sur les cellules souches embryonnaires «n’est pas une nouvelle Affaire Galilée (1564-1642)», a affirmé le scientifique italien Roberto Colombo le 4 août 2009 dans les colonnes de L’Osservatore Romano. Ce membre de l’Académie pontificale pour la vie répondait ainsi implicitement à Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican, qui avait invité l’Eglise et ses fidèles à ne pas reproduire aujourd’hui les mêmes erreurs que lors du procès de Galilée en matière de cellules souches embryonnaires ou d’eugénisme, à l’occasion de la présentation d’une nouvelle édition des Actes du procès du scientifique italien, le 2 juillet. «Face au spectre (…) d’un nouveau conflit entre l’Eglise et les hommes de science» semblable au procès de Galilée, «il faut rappeler que la position du magistère catholique» concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires «s’est développée dans un climat sincère d’écoute et de dialogue entre biologistes, médecins, philosophes et théologiens», a ainsi tenu à préciser Roberto Colombo. «Ce dialogue n’a pas été exempt d’une confrontation sérieuse entre des positions différentes et distantes, mais construit sur l’estime de la raison en tant que fondement du jugement, une estime précieuse qui est commune à la science et à la foi», a-t-il précisé dans le quotidien du Vatican. (apic/imedia/pr)



