Pays-Bas: les évêques rendent hommage à la Commission «Justice et Paix»
Justice et défense des droits de l’homme: balayons devant notre porte
Utrecht, 22décembre(APIC) Si l’Eglise s’exprime sur la justice dans le
monde et sur la défense des droits de l’homme, elle doit balayer devant sa
porte, écrivent les évêques des Pays-Bas dans une déclaration publiée à
l’occasion du 25e anniversaire de la Commission «Justice et Paix» de
l’Eglise néerlandaise.
Quarante-cinq ans après la proclamation de la Déclaration universelle
des droits de l’homme, les évêques néerlandais évoquent «un flot ininterrompu de violations des droits humains, politiques, sociaux et religieux,
ainsi que de droits collectifs». Ils soulignent ensuite l’importance des
droits de l’homme dans l’Eglise. «Si l’Eglise s’exprime sur la justice dans
le monde et sur la défense des droits humains, elle est aussi concernées».
La questions des droits de l’homme dans l’Eglise n’est pas restée sans
conséquence pour les relations dans l’Eglise. Ainsi, font remarquer les
évêques, dans le nouveau Code de droit canon de 1983 sont énumérés une série de devoirs et de droits fondamentaux de tous les chrétiens. Pour sa
crédibilité et sa force de conviction, le respect des droits de l’homme est
pour l’Eglise de première importance. Il n’y a aucun doute la dessus, disent-ils.
La déclaration souligne qu’il «existe le danger de confondre deux modèles de droits divergents, qui se différencient dans leur origine et dans
leur nature. Cela continue provisoirement d’engendrer des tensions et
d’éveiller dans la communauté de l’Eglise des sentiments de discrimination
et d’injustice. C’est que l’Eglise est une ’communion’ particulière de foi
et d’amour, fondée sur la parole de Dieu et rendue visible dans la confession, le culte et la vie chrétienne».
Il est certain, concluent les prélats, que les relations dans l’Eglise
peuvent encore être améliorées également aux Pays-Bas. «La voie du dialogue
est à cet égard d’une grande signification. Les droits de l’homme dans
l’Eglise ont entretemps fait l’objet d’étude et de réflexion, grâce notamment à la Commission «Justice et Paix». Poursuivre la réflexion en profondeur sur le rapport entre droits humains et droit ecclésiastique est nécessaire pour que l’Eglise puisse être une communauté où règnent la justice et
la paix». (apic/cip/pr)




