Le droit international traité avec légèreté

Pays-Bas: Pax Christi émet de nettes réserves face aux frappes contre l’Afghanistan

Utrecht, 12 octobre 2001 (APIC) La section des Pays-Bas de «Pax Christi» émet de nettes réserves face aux frappes anglo-américaines contre l’Afghanistan. Pour le mouvement catholique pour la paix, il n’est pas possible de bâtir la paix en recourant à la violence et en traitant le droit international avec légèreté. Les auteurs des attentats terroristes doivent être trouvés et jugés par un tribunal de l’ONU.

Dans une nouvelle déclaration publiée à Utrecht un mois après les attaques terroristes du 11 septembre, la section néerlandaise de Pax Christi exige, à propos de la campagne militaire anglo-américaine entamée le dimanche 7 octobre contre l’Afghanistan, que l’on assure le droit pour que la paix soit rétablie. Dans sa déclaration du 12 septembre, Pax Christi Pays-Bas avait déjà signalé que l’on traitait le droit de manière grossière à propos des attaques terroristes.

Les auteurs des attentats doivent être trouvés et jugés sous les auspices de l’ONU

Pax Christi estime qu’il est nécessaire d’entreprendre une enquête pour poursuivre les auteurs des attentats et leurs complices, ce qui devrait aboutir à un procès. Pax Christi considère que tous ceux qui sont responsables des attentats doivent être poursuivis et punis.

«Le sentiment collectif de justice serait gravement mis à mal si les auteurs et les commanditaires de ce crime n’étaient pas traduits en justice, affirme le mouvement catholique. A cet égard, une arrestation policière est sans doute inévitable, avec ce qu’elle implique éventuellement de moyens violents. Si cela concerne les relations internationales, mieux vaut un procès devant une cour de justice internationale, sous les auspices des Nations-Unies.»

Distinction entre les cibles militaires et les civils

Pour Pax Christi, des attaques militaires ne sont admissibles que si tous les autres moyens ont été épuisés. Pour être admissibles, ces attaques doivent en outre respecter des critères stricts, notamment l’intégration dans une politique fondée sur le renforcement du droit international, le refus du motif des représailles, et la distinction entre les cibles militaires, d’une part, et les civils innocents, d’autre part.

Le mouvement catholique suit l’évolution ultérieure «avec grande préoccupation». Ainsi, une éventuelle extension des actions militaires à d’autres pays ne pourrait être envisagée que dans le cadre des Nations-Unies et moyennant un mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU. A l’instar des évêques européens, Pax Christi considère qu’»il n’y a pas d’autre chemin vers la paix que le renouveau de la solidarité. ” (apic/cip/be)

12 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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