Pays-Bas: Un petit parti chrétien considéré comme «indispensable» à une coalition
La petite Union chrétienne (CU) se profile
Utrecht, 27 novembre 2006 (Apic) Les résultats des élections législatives aux Pays-Bas ont fait braquer les projecteurs sur la poussée réalisée aux deux extrêmes de l’échiquier politique par le Parti socialiste, à gauche, et le Parti de la liberté, à droite. Mais la progression de la petite Union chrétienne (CU) est également notable. Il est désormais considéré comme «indispensable» à une coalition.
Ce petit parti a doublé le nombre de sièges qu’il détenait au Parlement, passant de trois à six. Ce résultat pourrait propulser le parti en tant que partenaire dans le nouveau gouvernement d’union. Selon André Rouvoet, dirigeant de la CU, «c’est un résultat de rêve, une bénédiction».
Le résultat fragmenté du scrutin a révélé de profondes divisions dans la société néerlandaise. Il indique un déplacement de l’électorat du centre vers les extrêmes. Le scrutin n’a toutefois pas permis la formation d’une coalition claire que ce soit à gauche ou à droite. Certains analystes ont souligné qu’au moins trois partis étaient nécessaires pour former une majorité au Parlement, composé de 150 sièges, et les négociations pour la formation d’une coalition pourraient prendre plusieurs semaines.
Lors des précédentes élections, en 2003, il avait fallu plus de trois mois. André Rouvoet a insisté sur le fait que l’Union chrétienne n’était pas un parti de centre-gauche, mais un parti «chrétien-social». La campagne menée par le parti avait exhorté les électeurs à «voter tactiquement» et il en résulte que la CU est bien placée pour courtiser autant des partis de gauche que de droite. La CU a été créée en 2000 de la fusion de deux partis, soutenus par les protestants, qui n’avaient eux-mêmes jamais fait partie d’un gouvernement. (apic/eni/be)




