Sus aux mannequins habillés de façon provocante dans les vitrines
Pays d’islam: Des vidéos qui offensent l’islam à Dubai et retour des billards à Téhéran
Dubai/Téhéran, 29 juin 2001 (APIC) Tandis que dans l’Emirat de Dubai, les autorités religieuses ont ordonné la confiscation des vidéocassettes du film américain «Charlie’s Angels» pour offense à l’islam, à Téhéran, on assiste au retour des billards après 22 ans d’interdiction.
Selon un responsable du Département des Affaires islamiques de Dubai, le film «Charlie’s Angels» contient des scènes offensantes pour l’islam et des passages préjudiciables aux valeurs islamiques. Le censeur mentionne une scène de danse du ventre alors qu’on entend un appel à la prière musulmane. Le film avait pourtant été projeté dans les salles à Dubai au début de l’année.
Dans la capitale iranienne, les billards américains, interdits dès l’instauration de la révolution islamique en 1979, ne sont plus considérés comme «dépravés» et contraires à l’islam. Mais le libéralisme a ses limites: les femmes sont interdites dans les salles de billards. Au même moment, la police iranienne a lancé une vaste opération de nettoyage des boutiques de prêt-à-porter féminin en visant les mannequins «sexy» dans les vitrines. Souvent ces mannequins ne portent ni manteaux ni voiles islamiques, pourtant obligatoires en Iran depuis la révolution de 1979.
Plus d’un millier de mannequins «habillés de façon provocante» ont ainsi été retirés par la police des boutiques d’Astara, ville frontalière de l’Azerbaïdjan, au nord-ouest de l’Iran, annonce le journal «Kayhan». Il s’agit pour les autorités de «sauvegarder l’identité de la femme musulmane en Iran». (apic/orj/be)



