«Pepe» Mujica, l’ex-guérillero reconverti dans la production de fleurs
Figure historique du Mouvement de Libération National MLN – Tupamaro, inspiré de la geste révolutionnaire de Che Guevara, à 66 ans «Pepe» Mujica reste une icône pour nombre d’Uruguayens. Les «Tupamaros», mythique mouvement de guérilla urbaine fondé au début des années 60, firent leurs premières armes en 1962 s’emparant de fusils – pour la plupart inutilisables – au «Tiro Suizo», la société de tir suisse de Montevideo.
Considérés comme des sortes de Robins des Bois, ils s’attirèrent au début la sympathie populaire en «expropriant» les banques pour donner aux pauvres… et pour financer leur mouvement clandestin. Les jeunes militants, qui avaient tenté de développer leur campagne de propagande armée dans les quartiers populaires, les milieux ouvriers et étudiants, finirent par être décimés dans les années 70 lors d’opération de répression, succombant dans les chambres de torture, ou éliminés lors de campagnes de «disparitions» forcées.
Les survivants, sortis des geôles militaires grâce à la Loi d’Amnistie de mars 1985, et les exilés de retour au pays, permirent au MLN de resurgir au sein du Front Elargi, le Frente Amplio. Rassemblement de tendances progressistes socialisantes, sociales-démocrates et démocrates-chrétiennes, le Frente Amplio est le groupe politique disposant actuellement du plus grand nombre de députés (40 sur 99) et de sénateurs (12 sur 30) au Parlement uruguayen. Le Frente Amplio contrôle encore la Municipalité de Montevideo, la capitale. (apic/be)



