Halte à la corruption, à l’impunité et aux intérêts particuliers
Pérou: Appel des évêques au nouveau gouvernement
Lima, 26 juillet 2006 (Apic) La Conférence épiscopale péruvienne a lancé un appel au nouveau gouvernement afin que «la corruption, l’impunité, les intérêts particuliers laissent le pas à l’unique objectif qui peut exister dans un bon Gouvernement: le bien commun».
«L’avenir de millions de péruviens qui vous ont choisi pour diriger la marche de notre pays dans les cinq prochaines années est entre vos mains. Nous attendons de vous les efforts les plus importants et la gestion la meilleure, car il ne suffit pas d’atteindre le haut de l’échelle du pouvoir, mais il s’agit aussi d’être à la hauteur des circonstances et des besoins de notre pays. Le Pérou a maintenant un nouveau gouvernement et c’est une chance pour tous les péruviens!». Tel est le souhait formulé par Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, président de la Conférence épiscopale péruvienne, dans son message pour le 185e anniversaire de l’indépendance du Pérou, repris par l’agence catholique Fides.
Cette année, la célébration a une connotation spéciale puisqu’elle marque le début d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau parlement de la République.
Quelque soit le problème à résoudre, il ne faut jamais oublier deux principes fondamentaux, rappelle Mgr Cabrejos Vidarte: «la défense de la vie, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et les droits de l’homme, pour la consolidation du système démocratique, la paix et la cohabitation solidaire».
Alan Garcia a été élu début juin président du Pérou. Il est arrivé pour la première fois à la présidence à 36 ans en 1985 et son gouvernement s’est terminé cinq ans plus tard au milieu de l’une des plus graves crises politiques et sociales du pays.
Aucun parti n’a obtenu la majorité au parlement
Par ailleurs, les 120 nouveaux députés péruviens ont inauguré leur mandat avec la cérémonie tenue ce matin 26 juillet au Palais du Parlement, à Lima, relate l’agence Misna. Ils ont prêté serment, en vue de l’installation, vendredi prochain, du président Alan Garcia. Une assemblée au sein de laquelle aucun parti n’a obtenu la majorité avec l’Apra (Alianza popular revolucionaria) de García, fort de seuls 36 sièges, derrière l’Unión por el Perú (Upp) du nationaliste Ollanta Humala avec 45 sièges. Mais pour la formation de Humala, mise en échec par Garcia au ballottage de la présidentielle, le parcours politico-institutionnel s’annonce difficile des divisions internes lui ont déjà fait perdre trois députés élus.
Le nouveau président a déjà annoncé que pour améliorer l’image du Congrès, une institution marquée ces dernières années par de graves scandales de corruption, il proposera la réduction des salaires, qui oscillent actuellement autour de 8’000 dollars mensuels, dans le cadre plus vaste d’une politique d’austérité. La troisième force politique au sein du Parlement est celle de l’Unidad Nacional (Un, à droite) avec 17 législateurs, suivie de l’Alianza por el futuro de l’ex-président Alberto Fujimori, avec 13 représentants, dont la fille Keiko Fujimori. (apic/fides/misna/bb)



