Pérou : Manuel a porté une croix de 90 kg
La «Passion» selon un Péruvien
Lima, 25 avril 2000 (APIC) Une infusion d’herbes médicinales que lui applique soigneusement Maria, sa mère: c’est grâce à ce remède que Manuel Valencia Rivadeneyra, un Péruvien de 40 ans, soulage les ampoules et les blessures causées par la charge d’une croix de bois de 90 kg portée sur dix kilomètres.
Depuis 18 ans, Manuel monte le Vendredi Saint, la colline San Cristobal, qui s’élève à 700 mètres au-dessus de Lima pour rappeler les souffrances endurées par le Christ il y a 2’000 ans sur le Calvaire. Tout au long du parcours, il reçoit des coups et il porte une couronne d’épines. Il est entouré du groupe «Emmanuel», avec lequel il met en scène des passages bibliques de la Passion. A la fin du parcours, on le lie et on l’élève sur le bois de trois mètres de haut.
«Si je le faisais pour de l’argent, je n’arriverais pas à la moitié de la colline», a-t-il déclaré, «pour qu’on comprenne bien que, sans la foi, son «exploit» n’a aucun sens». D’ailleurs, il s’y prépare spirituellement par des sessions quotidiennes de prière et de lectures des Evangiles avec son groupe.
Manuel a eu une enfance difficile. Pour gagner sa vie, il a vendu des journaux, lavé des autos, ciré des souliers ou vendu des sandwiches. Souvent, il a dormi dans la rue. C’est à 23 ans qu’il a décidé d’imiter la Passion du Christ, pendant la Semaine Sainte. Actuellement des milliers de personnes l’accompagnent dans son pèlerinage. Cette semaine, reposé de ses blessures, il reviendra à son travail de conducteur de camion-citerne. «Si Dieu me donne vie», dit-il, «l’an prochain je ferai un parcours de 20 km. (apic/cip/mk/pr)



