Evo Morales donne la moitié de son salaire
Pérou: Secours aux victimes du séisme: les critiques pleuvent sur le président Garcia
Lima, 21 août 2007 (Apic) Les chances de retrouver des survivants diminuent après le violent tremblement de terre qui a dévasté la semaine dernière les villes côtières au sud de Lima, au Pérou, détruisant en particulier les villes d’Ica et de Pisco.
Reste que les secours ont du mal à s’organiser, et que le gouvernement du président Garcia est montré du doigt pour sa gestion «déplorable» des secours. Quant à son homologue bolivien, Evo Morales, il a d’ores et déjà annoncé qu’il donnera la moitié de son salaire.
Le dernier bilan, encore provisoire, de la protection civile nationale indique que les victimes sont au nombre de 540 (503 identifiées), dont 300 à Pisco seulement, la localité qui donne son nom à la boisson péruvienne nationale, composée de 130’000 habitants, à 240 km au sud de Lima.
La situation dans les principales villes sinistrées est tendue, étant donné que les aides ont des difficultés à arriver ou bien arrivent peu à la fois, et que l’armée a été déployée dans le but d’empêcher les pillages qui se sont multipliés durant le week-end ; sur la place principale de Pisco, des chars blindés stationnent pour prévenir les émeutes, tandis que l’on continue à rassembler les cadavres.
Selon des sources des sapeurs-pompiers, les personnes font la queue depuis plusieurs jours dans la base aérienne voisine, dans l’espoir de monter sur l’un des vols humanitaires et de partir pour la capitale.
Le principal quotidien du pays, «El Comercio», dénonce le gouvernement, «inapte à réagir rapidement face à une urgence». Pendant ce temps, le président bolivien Evo Morales et son vice-président Alvaro García ont déclaré qu’ils affecteront la moitié de leur salaire (équivalent à 800 euros) aux sinistrés péruviens. Un geste que 25% des ministres et vice-ministres de La Paz imiteront.
La Bolivie, une voisine pauvre du Pérou, a été la première qui ait envoyé des aides et du personnel médical sur les lieux de la catastrophe. (apic/misna/pr)



