Soumis à de fortes pressions économiques et sociales, pour trouver une place de travail, un logement ou en raison d’un mariage, et aussi grâce à l’encouragement de l’Etat et des associations islamiques, quelque 10 à 15’000 coptes passent chaque année à l’islam. Mais le contraire est strictement interdit: la charia, la loi islamique, source de la législation égyptienne, punit de mort l’apostasie. Même si les milieux intégristes, qui voulaient du temps de Sadate inscrire formellement cette disposition islamique dans la législation égyptienne, ont échoué, l’abandon de l’islam n’est pas toléré.
Persécution contre les apostats
«Si l’un de mes fidèles devient musulman ou si une chrétienne épouse un musulman, pas de problème, mais le contraire est impossible. Très très peu de musulmans deviennent chrétiens, et si l’un d’entre eux se convertissait, il subirait une persécution sévère. Il perdrait tout: ses biens, son travail, la garde de ses enfants», témoigne un pasteur. Qui cite le cas de musulmans convertis au contact d’un ingénieur chrétien: ils ont tous fini en prison. L’ingénieur protestant, après six mois de détention, a dû émigrer. (apic/be)



