Allemagne: Le nouveau test de dépistage de la trisomie 21 dénoncé par des théologiens
Perversion de la pensée médicale
Cologne, 22 mars 2012 (Apic) Le nouveau test de dépistage de la trisomie 21 (syndrome de Down) est contesté par le professeur de théologie morale catholique allemand Eberhard Schockenhoff. Le 21 mars 2012, il a parlé, sur les ondes de «Deutschlandfunk» de «perversion de la pensée médicale». Le test sanguin n’est qu’un contrôle visant à éliminer un embryon porteur du syndrome.
Pour le théologien, par ailleurs membre du Comité éthique d’Allemagne, une société humaine devrait favoriser «l’inclusion plutôt que la sélection».
Il s’est exprimé dans le contexte de l’introduction sur le marché allemand, au début de l’été, d’un nouveau test qui devrait permettre de déceler le syndrome de Down par une simple prise de sang. Actuellement, seule une analyse du liquide amniotique permet de déterminer la présence de la trisomie 21. Cette procédure engendre toutefois un petit risque de fausse couche.
Pression sur les parents
Le nouveau test favorise, selon le théologien, l’absence de réflexion. La seule analyse d’une petite goutte de sang suffit à prendre automatiquement la décision de mettre fin à une grossesse, affirme-t-il. Il dénonce en même temps la forte pression exercée par la société sur les parents qui acceptent d’accueillir un enfant frappé de trisomie. Ceux-ci seraient victimes de discrimination et mis face à la question de savoir s’il faut encore aujourd’hui mettre un enfant au monde.
Intégrer les handicaps
La vice-présidente de l’Eglise évangélique de Rhénanie, Petra Bosse-Huber, met en garde contre une «société excluant les personnes avec handicap». Une société incapable d’intégrer les personnes les plus faibles ne peut que péricliter, a-t-elle précisé. (apic/kna/pem/js)



