Suisse

Philippe Fonjallaz reprend la lutte pour les libertés religieuses

Le groupe de travail pour la liberté religieuse (AGR), qui regroupe sept organisations évangéliques en faveur de la liberté de foi et des droits des chrétiens persécutés, a depuis le début de l’année un nouveau directeur, Philippe Fonjallaz, de l’organisation d’aide chrétienne «Open Doors». 

Philippe Fonjallaz est depuis début 2021 à la tête du groupe de travail pour la liberté religieuse (AGR) de l’Alliance évangélique suisse (SEA). Il a succédé à Linus Pfister, directeur général de l’organisation HMK (Hilfe für Mensch und Kirche), «Aide aux personnes et à l’Eglise», qui y a œuvré durant dix ans. «La coopération entre les organisations travaillant pour les chrétiens persécutés me tient beaucoup à cœur. Je suis convaincu que, unis, nous pouvons apporter une plus grande contribution à la question de la liberté religieuse et à la voix des chrétiens persécutés dans le domaine du plaidoyer ou des campagnes de sensibilisation», a déclaré Philippe Fonjallaz.

Le centre de conseil pour l’intégration

En dressant le bilan de son action, Linus Pfister met en avant les nouvelles initiatives qui ont vu le jour, suite à l’impact du Printemps arabe, telles que le BIR, le centre de conseil pour l’intégration et les questions religieuses, un point de contact pour les demandeurs d’asile chrétiens ou leurs aidants. Chaque année, 30 à 50 cas individuels y sont examinés et, s’il y a une chance de succès, un soutien leur est fourni par huit employés.

Il met aussi au compte de l’AGR la professionnalisation de la représentation de l’Alliance évangélique mondiale (AEM) au Conseil des droits de l’homme des Nations, qui compte désormais 250 postes à temps plein. De plus en plus de pays adoptent les recommandations du Groupe de travail de l’AEM, afin que les droits de l’homme soient mieux respectés dans la pratique, a déclaré Linus Pfister.

Le «Réseau parlementaire sur la liberté religieuse»

Une autre avancée importante a été la création du «Réseau parlementaire sur la liberté de religion» lors de la session d’hiver 2012 au Parlement fédéral. Tous les groupes parlementaires du Conseil fédéral y sont représentés par au moins un membre du Parlement. Ainsi, il a été possible d’obtenir la libération anticipée de certains chrétiens injustement emprisonnés à l’étranger. 

Au fil des ans, les nombreux contacts au sein du Parlement fédéral ont conduit à une excellente coopération à de nombreux niveaux de la hiérarchie, jusqu’aux secrétaires d’Etat et aux conseillers fédéraux. «Il est juste de dire qu’au cours des dix dernières années, les chrétiens protestants ont connu une nouvelle appréciation dans la Berne fédérale et sont maintenant de plus en plus perçus comme des partenaires de dialogue à hauteur d’œil. Pas de traitement spécial, mais un examen bienveillant de leurs préoccupations», se réjouit Linus Pfister. (cath.ch/com/cp)

Linus Pfister (à gauche), ancien président, et Philippe Fonjallaz, nouveau président du groupe de travail de l'Alliance évangélique suisse pour la liberté religieuse. | © FzVg (SEA)
18 janvier 2021 | 12:24
par Rédaction
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