Pour un accès aux soins et à moindre frais
Philippines : L’Eglise épiscopale veut promouvoir la médecine traditionnelle par la formation
Manille, 21 août 2003 (Apic) L’Eglise épiscopale (anglicane) des Philippines entend promouvoir la médecine traditionnelle. Une façon comme une autre de mettre au service des maladies les bienfaits des plantes, et de rendre accessible l’accès aux soins pour les plus démunis, la grande majorité des citoyens en d’autres termes.
Dans le nord des Philippines, des bénévoles de l’Eglise épiscopale, formés à la pratique de la médecine traditionnelle, utilisent en effet des médicaments à base de plantes, pour soigner les malades, mais aussi la technique de l’acupuncture et des massages chinois.
« Dieu nous a donné toute chose, et ce que j’ai appris durant ma formation dans le domaine de la santé, c’est comment utiliser les ressources que Dieu nous a confiées telles que les plantes médicinales pour aider et servir les autres », explique Julius Lammagan, un responsable laïc de l’Eglise.
Julius Lammagan fait partie d’une première équipe de 15 personnes formées par le Centre philippin de médecine traditionnelle asiatique, une organisation sanitaire non gouvernementale dont le siège est à Manille.
« Si chaque foyer ou chaque quartier a un bénévole ou un auxiliaire médical au bénéfice d’une bonne formation, porteur de plus d’une petite pharmacie d’herbes médicinales, mes paroissiens qui vivent dans des villages isolés n’auront plus besoin de courir à l’hôpital », commente l’évêque Alexander Wandag de l’Eglise épiscopale (anglicane) du pays.
Beaucoup de paroisses et postes missionnaires isolés dépendant du diocèse épiscopal de Santiago, dans le nord des Philippines, dirigé par l’évêque Wandag, ont difficilement accès aux services de santé publique comme les hôpitaux et les dispensaires. Surtout, le diocèse et le Centre de médecine traditionnelle asiatique tentent de lutter contre l’utilisation abusive de médicaments pour chaque maladie.
Un simple massage contre la fièvre.
Les paroissiens doivent encore apprendre qu’ « un simple massage peut traiter une fièvre d’enfant, et qu’une herbe du jardin familial peut guérir un trouble de l’estomac », assure le coordinateur du diocèse, Andrea Abellon.
Selon le docteur Vicky Clamor, responsable du Centre de Manille, le programme de santé comprend des cours sur l’hygiène, sur la prévention des maladies, et « l’emploi des herbes locales qui permettront aux villageois de ne pas dépendre de médicaments coûteux ».
En plus de l’acupuncture et des massages, les bénévoles suivent également des cours sur l’efficacité et la toxicité des plantes médicinales, la préparation de médicaments à base de plantes sous forme de sirops, de pommades, de teintures, de décoctions, de capsules ou de tablettes.
Les 15 stagiaires de la première volée devraient former à leur tour d’autres bénévoles dans les différentes paroisses et stations missionnaires du diocèse. (apic/eni/pr)



