830 cas de règlements de comptes mortels dans le pays
Philippines: Le pasteur Kobia rend hommage à un évêque assassiné
Manille, 20 novembre 2007 (Apic) Le secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a rendu hommage à l’évêque philippin Alberto Ramento qui, selon des responsables d’Eglise, aurait été assassiné en raison de ses activités de promotion des droits humains des travailleurs de son diocèse.
Au cours d’une visite de quatre jours aux Philippines, le pasteur Kobia, secrétaire général du COE, a rendu hommage à Alberto Ramento, évêque de l’Eglise indépendante des Philippines lors d’un sermon de commémoration, le 18 novembre, Alberto Ramento avait été retrouvé mort le 3 octobre 2006, portant de nombreuses traces de coups de couteau, dans la paroisse de San Sebastia’n, à Tarlac, à 105 km au nord de Manille.
Le pasteur Kobia a en outre écouté le témoignage de Mylene Guerrero, qui affirme que Berlin, son mari, pasteur de l’Eglise unie du Christ aux Philippines, a été enlevé le 27 mai 2006 puis torturé et qu’il se trouve depuis en prison, en raison d’accusations de meurtre montées de toutes pièces.
Le témoignage de Jonathan Santa Rosa a pu aussi être entendu par l’assistance. Il a raconté que son frère, Isai’as de Leo’n Santa Rosa, pasteur de l’Eglise méthodiste unie, capturé dans leur maison en août 2006 puis retrouvé mort, a été victime de ce que Human Rights Watch, l’organisation de défense des droits de la personne, appelle une «exécution extrajudiciaire». Cinq autres survivants et parents de victimes ont partagé leurs récits avec le pasteur Kobia et l’équipe du COE.
Selon un rapport publié en mars 2007 par le Conseil national des Eglises des Philippines (NCCP), plus de 830 cas d’exécutions extrajudiciaires auraient été relevés depuis 2001, année où la présidente Gloria Macapagal-Arroyo est arrivée au pouvoir. Le pasteur Kobia a déclaré que le COE continuerait à soulever la question de ces exécutions et autres violations des droits de la personne auprès des Nations Unies (apic/eni/vb)




