Leo Etchagaray reste condamné à mort

Philippines : le président reste sourd à un appel du pape

Manille, 26 novembre 1998 (APIC) Le président des Philippines, Joseph Estrada, a répondu négativement à l’appel à la clémence lancé par le pape et par l’Union Européenne en faveur de Leo Etchagaray, premier condamné à mort depuis le rétablissement de la peine de mort dans le pays en 1994.

«Je reste ferme dans ma décision, a dit le président, parce que je suis sûr que cela servira de leçon à ceux qui essaient de commettre des viols». Le prévenu a en effet été condamné en 1994 pour le viol répété de sa belle-fille âgée de 10 ans. La conférence épiscopale catholique des Philippines s’est élevée contre cette décision, dénoncée également par le P. Silvino Borres, membre de la Coalition contre la peine de mort et aumônier volontaire de la prison de New Bilibid.

Actuellement, 696 personnes condamnées à mort sont détenues aux Philippines, où la dernière exécution a eu lieu en 1976. La constitution de Corazon Aquino avait aboli la peine de mort en 1987, commuant les peines en prison à vie. Le général Fidel Ramos, arrivé au pouvoir en 1992, l’a rétablie en 1994 et en 1996 la loi a prévu l’exécution par injection mortelle et non plus par la chaise électrique. L’appareillage pour l’exécution est venu des Etats-Unis et a coûté 38’000 dollars. (apic/cip/imed/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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