Le Père Geremia avait été arrêté sous la dictature de Marcos

Philippines : Prix de la paix à un missionnaire de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères

Manille, 15 mars 2001 (APIC) Le Prix Quezon de la Paix, aux Philippines, a été remis au Peter Geremia, missionnaire de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères (PIME). Le religieux est coordinateur d’un projet de promotion sociale des tribus indigènes qui prévoit une assistance sanitaire et des programmes de développement pour l’agriculture et le travail.

L’activité du Père Geremia consiste à promouvoir un modèle de développement qui, en tenant compte des particularités géographiques, permette aux populations locales de pourvoir à leur propre subsistance en vendant leurs produits.

L’itinéraire du missionnaire a été quelque peu chahuté. «J’ai souvent été accusé de promouvoir la contestation, a-t-il rappelé en recevant le prix, et maintenant me voilà considéré comme un promoteur de paix. Ah ! que c’est bon!»

Dans les années 80, en effet, des groupes liés à l’aristocratie agraire accusèrent le religieux d’être un révolutionnaire. En 1976, il fut arrêté en tant que membre du mouvement social et d’opinion opposé au régime du dictateur Marcos. Plusieurs congrégations religieuses faisaient partie de ce mouvement. En 1985, lors de l’assassinat du père Favali, lui aussi membre du PIME, des menaces de mort furent adressées également au Père Geremia.

L’Institut Pontifical des Missions Etrangère est présent aux Philippines depuis 29 ans, d’abord à Laguna, puis à Kidapawan depuis 1980. (apic/cip/vd/bb)

16 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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