Une version asiatique du Prix Nobel de la paix

Philippines: Une religieuse catholique distinguée pour son engagement féministe

Manille, 18 août 2003 (Apic) Soeur Mary John Mananzan, une religieuse catholique romaine, fervente militante des droits humains, figure parmi les lauréates du Prix de la paix des femmes d’Asie de l’Est. La religieuse bénédictine est distinguée pour son «engagement au service des relations interculturelles, de la paix dans la région et dans le monde».

Soeur Mary John Mananzan a reçu cette distinction aux côtés du leader de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi, cheffe de la Ligue nationale pour la démocratie au Myanmar et lauréate du Prix Nobel de la paix 1991, et de l’ancienne présidente philippine Corazon Aquino.

Présenté à l’occasion de la Conférence des femmes d’Asie de l’Est pour la paix mondiale à Manille, aux Philippines, le Prix rend hommage à Soeur Mananzan qui «a ouvert de nouvelles voies dans le militantisme féministe et le domaine universitaire et a permis de mettre sur pied des programmes destinés aux femmes».

Le Prix est souvent décrit dans la presse locale comme la version asiatique du Prix Nobel de la paix, rapporte l’agence de presse oecuménique ENI. Son objectif est, a déclaré Rosellyn E. Magsaysay, présidente du Comité de sélection, de «rendre hommage aux femmes de l’Asie qui s’emploient à promouvoir la paix et les initiatives de paix dans leur pays et pour le monde».

Solidarité avec les pauvres et les opprimés

La Conférence se tient sous les auspices d’une organisation non gouvernementale philippine, la Fondation des femmes du millénaire pour la paix et le développement. Le jury a choisi soeur Mananzan, entre autres pour son rôle dans l’ouverture de l’Institut d’études des femmes et aussi du Centre de crise pour femmes, qui ont permis le renforcement du statut et des droits des femmes au foyer et au travail.

La religieuse bénédictine a également présidé pendant 15 ans une alliance d’organisations féminines – Gabriela – et le Collège de St Scholastica, qui cherche à inculquer aux étudiants «la solidarité avec les pauvres et les opprimés». Soeur Mananzan a aussi été engagée activement dans la promotion d’une théologie distincte du tiers monde et l’organisation du dialogue entre les théologiens du premier et du tiers monde en 1994. (apic/eni/be)

18 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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