France: L’ACAT France se félicite de la chute du régime autoritaire en Tunisie

Place à une justice sans concessions

Paris, 17 janvier 2011 (Apic) L’ACAT France exprime sa satisfaction après la chute du régime autoritaire en Tunisie. Elle appelle à la libération immédiate des condamnés sous le régime de Ben Ali, lit-on dans son communiqué du 17 janvier 2011.

L’ACAT France exprime sa satisfaction suite à la chute du régime autoritaire de Zine el-Abidine Ben Ali. «Nous rendons hommage aux victimes de la vague de répression sanglante qui a ravagé la Tunisie ce dernier mois, et saluons le courage exemplaire des manifestants dont la ténacité a eu raison de la violence du pouvoir», lit-on dans le communiqué.

Libération des condamnés

L’ACAT-France appelle à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et condamnées sous le régime de Ben Ali, en raison de leurs opinions politiques ou religieuses. Elle fait référence aux journalistes, aux syndicalistes, aux militants estudiantins et aux musulmans pratiquants condamnés sur le fondement de la loi antiterroriste, sans qu’aucun acte violent ni tentative d’acte violent n’ait été prouvé.

Préservation de l’intégrité physique et psychologique

L’ACAT-France soutient la mise en place d’un mécanisme de justice chargé d’enquêter sur les exactions commises par la police politique, ainsi que par des agents de la police et de la gendarmerie nationale, pendant les 23 ans de règne de Ben Ali. Elle appelle également les autorités à veiller à la préservation absolue de l’intégrité physique et psychologique des partisans de l’ancien régime. Ils devront, à ses yeux, bénéficier d’un procès équitable.

Vers des institutions démocratiques

L’ACAT-France se félicite, parce que les partis d’opposition ont tous manifesté leur ferme intention de collaborer à la mise en place d’institutions démocratiques. Elle craint toutefois que cette cohésion ne soit rompue par la formation d’un gouvernement de transition, excluant les partis non reconnus sous le régime de Ben Ali. Elle espère encore que la participation de membres du Rassemblement constitutionnel démocratique au gouvernement de transition ne constituera pas un obstacle à la réalisation de la justice. (apic/com/ggc)

17 janvier 2011 | 17:54
par webmaster@kath.ch
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