Rome: La paix n’est pas une utopie, affirme Mgr Parolin
Plaidoyer pour la paix devant les diplomates
Rome, 13 décembre 2013 (Apic) Mgr Pietro Parolin, nouveau secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a assuré le 13 décembre 2013 que la paix n’était pas une utopie. Le prélat s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège.
Il s’agissait de la première rencontre entre les ambassadeurs et ce diplomate de carrière, sous-secrétaire pour les relations avec les Etats entre 2002 et 2009. Mgr Parolin est arrivé au Vatican un mois après la date prévue, le 16 novembre dernier, à cause d’une opération chirurgicale.
«Dans une période où plusieurs régions du monde sont confrontées à de multiples formes de violence et à la persistance des disparités sociales, je voudrais vous renouveler l’assurance de ma disponibilité pour collaborer à la recherche de la paix et au respect de chaque être humain», a souligné le secrétaire d’Etat devant les ambassadeurs.
Il a encouragé les diplomates à montrer que la paix est possible, qu’elle n’est pas une utopie qu’on peut viser, «mais un bien concret qui vient de Dieu». A ses yeux, la mission des diplomates, dont il fait partie, est de «rendre le monde plus heureux», grâce à l’établissement d’une véritable culture de la paix.
Une humanité qui soit une véritable famille
Pour cela, Mgr Parolin les a invités à construire une humanité fondée sur la fraternité, d’après le modèle proposé par le pape dans son message en vue de la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2014. «Une humanité qui soit une véritable famille, une humanité où le dialogue prend le pas sur la guerre pour régler les dissensions, une humanité où la force du puissant supplée la faiblesse du petit, une humanité où la force du faible remédie à la faiblesse du puissant», a-t-il poursuivi.
Le nouveau secrétaire d’Etat recevait pour la première fois les ambassadeurs, pour une salutation et l’échange des vœux de Noël. Mgr Parolin avait déjà eu l’occasion de connaître ceux qui sont en poste depuis plus de quatre ans, ayant été sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats de 2002 à 2009.
Le choix du pape François de nommer ce prélat italien comme son ‘numéro deux’ marque un retour à l’aspect diplomatique du rôle du secrétaire d’Etat du Saint-Siège, après les années durant lesquelles le cardinal Tarcisio Bertone occupait ce poste. (apic/imedia/mm/rz)




