Argentine : Le Vatican a ordonné une enquête sur des irrégularités présumées dans le diocèse de Rosario
Plaintes pour désordre dans la gestion économique du diocèse
Rosario, 19 décembre 2013 (Apic) La nonciature apostolique en Argentine a confirmé le 18 décembre 2013 que Mgr José María Arancibia, archevêque émérite de Mendoza, avait fait, sur mandat de la Congrégation pour les évêques, « une visite fraternelle à l’archidiocèse de Rosario afin de recueillir des informations sur la situation pastorale actuelle ».
Rosario, 19 décembre 2013 (Apic) La nonciature apostolique en Argentine a confirmé le 18 décembre 2013 que Mgr José María Arancibia, archevêque émérite de Mendoza, avait fait, sur mandat de la Congrégation pour les évêques, « une visite fraternelle à l’archidiocèse de Rosario afin de recueillir des informations sur la situation pastorale actuelle ».
À cette fin, Mgr Arancibia s’est rendu du 18 au 22 novembre puis du 10 au 13 décembre à Rosario pour y rencontrer l’archevêque, Mgr José Luis Mollaghan, les anciens évêques et de nombreux prêtres. Dans l’attente du résultat de la visite qui sera transmis au Saint-Siège, la nonciature invite à s’abstenir de tirer des conclusions. Ce qui serait ›imprudent et injuste’.
Procédures judiciaires en cours
Selon la presse argentine des allégations de désordre dans la gestion économique de l’archidiocèse seraient parvenues à Rome. Parmi les irrégularités alléguées, il y aurait le cas d’un prêtre qui a quitté le sacerdoce cette année avant de disparaître avec plus de deux millions de pesos. Ce prêtre était responsable d’une radio appartenant à l’Église. D’autres sources évoquent des problèmes psychiques de l’archevêque et des cas de maltraitance envers des prêtres et des laïcs.
Apprenant ces allégations par la presse, Mgr Mollaghan, qui est archevêque de Rosario depuis 2006, a déclaré ne pas connaître le contenu des plaintes. Il a reconnu qu’il avait eu des cas difficiles cette année avec quelques prêtres, et que pour certains d’entre eux, il avait sollicité une intervention de la justice civile. « Ces choses provoquent un émoi », a-t-il expliqué, tout en refusant d’en dire davantage sur des procédures en cours. (apic/ag/mp)



