Afrique du Sud : Bilan de l’Eglise catholique après 15 ans de légalisation de l’avortement

Plus d’un million d’enfants ont été privés du droit à la vie

Johannesburg, 1er février 2012 (Apic) Plus d’un million d’enfants qui auraient dû naître en Afrique du Sud, depuis 1997, ont été privés du droit élémentaire à la vie, a déploré le président de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe (SACBC), Mgr Buti Tlhagale. L’archevêque de Johannesburg s’est exprimé dans une déclaration publiée le 30 janvier sur le site www.sacbc.org.za, à l’occasion des 15 ans de la légalisation de l’avortement en Afrique du Sud.

Si les enfants avortés durant ces quinze ans étaient nés, ils auraient maintenant 9 ou 10 ans, apportant de la joie à leurs familles et se battant pour leur propre avenir, a-t-il dit, ajoutant qu’ils seraient en train de jouer dans les rues des villes et villages d’Afrique du Sud, chanter et prier «avec nous, dans nos églises, le dimanche. «Nous sommes désolés qu’ait été nié à ces enfants de Dieu le droit de naître dans le monde créé par Dieu et de l’enrichir de leurs dons et talents, propres et uniques. Nous ne parviendrons jamais à réaliser pleinement ce que nous avons perdu parce que la loi déclare l’avortement acceptable», a-t-il lancé.

Selon le président de la SACBC, la position de l’Eglise catholique sur l’avortement est «claire et sans ambiguïté». Chaque enfant à naître est créé par Dieu. Il a droit à la vie. Un droit qui doit être respecté par la mère et protégé par l’Etat, a-t-il affirmé. Un autre droit qui doit être respecté par l’Etat et ses fonctionnaires est celui de «l’objection de conscience». «Ceux qui croient que l’avortement est moralement répréhensible ont le droit de refuser de participer à des procédures destinées à le provoquer «, a estimé Mgr Buti Tlhagale.

«Chacun de nous, parents, enseignants, membres de l’Eglise, doit comprendre ce qui se passe chez une jeune fille, lorsqu’elle réalise qu’elle est enceinte. Elle a besoin de notre amour, de notre soutien, de notre compréhension et, parfois, de notre pardon», a-t-il affirmé. (apic/ibc/fides/bb)

1 février 2012 | 16:44
par webmaster@kath.ch
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