Genève: L’Eglise protestante contrainte à économiser face à un important déficit structurel

Plus que 50 collaborateurs en 2020, au lieu de 80

Genève, 7 mars 2013 (Apic) Confrontée à un déficit structurel annuel de 3 à 4 millions de francs, qu’elle ne peut pas supporter durablement, l’Eglise protestante de Genève (EPG) présentera au Consistoire du mois de mars un plan de redressement sur six ans. C’est une Eglise profondément remaniée qui émergera en 2020, plus modeste, avec une cinquantaine de collaborateurs contre 80 aujourd’hui, indique un communiqué du 7 mars 2013.

L’EPG fait face à un défi crucial. La baisse constante des dons, source de son financement à hauteur de plus de 80%, provoque un déséquilibre financier important. Amorcé en 2009, celui-ci se traduira pour l’exercice 2012-2013 par un déficit ordinaire de l’ordre de 3 à 4 millions de francs. Les démarches initiées dès 2010 en vue de parvenir à un équilibre budgétaire ne suffisent plus.

Pas de licenciement

Conscient de la gravité de la situation, le Conseil du Consistoire de l’EPG proposera au Consistoire le 14 mars un plan de redressement visant à revenir dans les chiffres noirs en 2020. Il s’agit de trouver un nouvel équilibre entre charges et recettes dans un budget réduit à environ 11 millions de francs contre 14 millions actuellement.

La diminution des charges s’opérera principalement par le non remplacement des départs à la retraite de ministres, pasteur-e-s et diacres et du personnel administratif. D’ici quelques années le nombre de collaborateurs devrait ainsi passer à une cinquantaine contre 80 actuellement. Cette adaptation se fera de manière graduelle et avec l’objectif d’éviter des licenciements, assure le Conseil du Consistoire.

Une autre issue est la renégociation d’autres charges, telles que des subventions et les participations à la Conférence des Eglises Romandes, à la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse (FEPS), aux oeuvres d’entraide.

En parallèle, afin d’assainir la caisse de pension de l’EPG qui fait face à un découvert de près de 12 millions de francs, le passage du régime de primauté de prestations à primauté de cotisations est prévu dès cette année.

L’EPG compte sur la mobilisation de toute la population protestante

Un accroissement des recettes est également crucial pour atteindre de manière durable l’objectif fixé à 11 millions de francs. L’EPG compte y arriver par la sensibilisation des protestant-e-s, la recherche de fonds, la contribution des paroisses, ainsi que par la valorisation de biens immobiliers.

Plutôt que de parler de restructuration, l’EPG affirme être est à l’aube d’une manière nouvelle de concevoir son témoignage fondé sur l’Evangile. (apic/com/mp)

7 mars 2013 | 11:00
par webmaster@kath.ch
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