Rome, en vue du Jubilee de l’an 2000. Un elu municipal, depute et membre de
?Polemique typiquement italienne autour de la construction de 50 eglises a
la commission anti-mafia, Michele Caccavale (Forza Italia – parti de Silvio
Berlusconi, droite liberale) denonce, le 9 octobre 1995, le «risque mafieu»
qui plannerait sur les chantiers en cours. Il fonde ses accusations sur la
base de l’interception par la police italienne d’une conversation
telephonique laissant entrevoir une certaine corruption relative a
l’attribution des terrains prevus pour les Eglises. ?Dans un communique,
delivre par la salle de presse du Vatican le 10 octobre 1995, le Vicariat
de Rome «exclut categoriquement toute possibilite d’interference avec des
organisations mafieuses» en cette affaire. ?A cette date, seuls cinq
eglises sont sortis de terre et l’on prevoit que dix autres seulement
verront le jour avant l’an 2000. Trente cinq terrains reserves a cet egard
risquent donc de retourner sur le marche immobilier, d’ou la naissance de
ces speculations par ailleurs totalement dementies par le Vicariat de Rome.
?Un diocese de Rome qui se plaint amerement de la lenteur de
l’administration italienne pour l’attribution des permis de construire. Une
lenteur qui serait a l’origine du retard pris par le projet «50 Eglises
pour l’an 2000», destine aux quartiers les plus recents de la capitale
italienne.



