Pologe: le pape dénonce des tentatives de «ridiculiser la religion» =
Rome, 24 mai 1996 (CIP)
On observe aujourd’hui en Pologne «de nouvelles tentatives de ridiculiser
la religion et de contester l’autorité de l’Eglise par la manipulation de
l’information ou par la désinformation … sur le chapitre des rapports
entre l’Eglise et l’Etat»: Jean-Paul II n’y a pas été par quatre chemins
dans un discours prononcé devant 3.500 fidèles du diocèse de
Bielsko-Zywiecn (sud de la Pologne), en pèlerinage à Rome sous la conduite
de leur évêque Mgr Tadeusz Rakoczy.
Le pape a dénoncé «les tentatives de dépravation des jeunes générations à
travers la promotion d’un style de vie privé du sens de la responsabilité
pour ce qui est de la dignité et la forme de la vie personnelle et celle
des autres». Le principe qui règnait au temps de Jan Sarkander: «Tel prince
telle religion», «semble prendre aujourd’hui une forme de vie programmée de
façon athée», a-t-il observé.
Et Jean-Paul II de poursuivre: «La Pologne a de nouveau besoin aujourd’hui
de personnes qui témoignent de la valeur de la vérité. Aujourd’hui, à une
ère changements, la Pologne a besoin de gens qui se laissent guider par les
principes de la justice sociale, pour qúil n’y ait plus exploiteurs ni
exploités et que la préoccupation pour les plus pauvres oriente le
développement économique et culturel. Aujourd’hui la Pologne a de nouveau
besoin de personnes qui, avec compétence et courage, défendent la vie
depuis le moment de la conception jusqúà la mort naturelle. La Pologne a
besoin de personnes de conscience.» Une conscience que chacun a le devoir
de former et d’éclairer, a indiqué le pape, pour qui «ce devoir incombe
d’abord à la famille».
Pour Jean-Paul II, l’aide aux familles nombreuses et aux jeunes est
prioritaire: «Les changements sociaux en Pologne sont liés à une nouvelle
situation de l’économie et de chaque citoyen. La division entre riches et
pauvres se dessine de plus en plus. La pauvreté touche surtout les familles
qui ont beaucoup d’enfants. Ceux-ci exigent une aide matérielle et morale,
immédiate et efficace. Ces problèmes ne peuvent être étrangers à l’Eglise.
La communauté des croyants, qui désire se développer de façon juste, doit
entourer de soins particumliers les enfants et les jeunes. Tous, religieux
et laics, vous êtes appelés à créer un milieu dans lequel le jeune puisse
trouver accueil et affection, et où il puisse exprimer la richesse de sa
personnalité. C’est seulement ainsi que le jeune, souvent privé de ses
projets, de ses désirs et de ses rêves, ne perdra pas le sens de Dieu et
l’espérance qui vient de la foi.»



