Poursuite de sa visite à Stary Sacz et à Wadowice

Pologne: Jean Paul II à nouveau sur pieds

Stary Sacz,

(APIC) Contrairement à ce qui avait été annoncé la veille, le pape Jean Paul II a repris mercredi le cours normal de son voyage en Pologne. Grippé Jean Paul II avait dû garder le lit mardi et renoncer à célébrer la messe à Cracovie.

Avec un retard de plus d’une heure, le pape est arrivé à 10h40 au sanctuaire de Stary Sacz pour procéder à la canonisation de la bienheureuse Cunegonda Kinga. Cette reine de Pologne (1224-1292) se retira dans un couvent où elle termina sa vie. Le retard du pape n’est pas dû à son état de santé, mais au mauvais temps qui a empêché le déplacement en hélicoptère. C’est donc par la route que Jean Paul II est arrivé à Stary Sacz.

Jean Paul II, visiblement fatigué, a été accueilli par un demi-million de personnes qui attendaient le pape sur une vaste prairie, entourée de collines boisées dissimulées par le brouillard. Le pape a célébré la messe depuis un autel construit en bois de pin, en forme de chalet montagnard typique de cette région du sud de la Pologne. Légèrement enroué, Jean-Paul II a laissé à l’archevêque de Cracovie, le cardinal Franciszek Marcharski, le soin de lire son homélie, centrée sur la figure de la religieuse qu’il venait de canoniser.

Dans ce texte, le pape insiste sur l’indissolubilité du mariage. «Dans aucune circonstance la valeur du mariage comme communauté d’amour indissoluble entre deux personnes ne peut être mise en doute». Car le mariage est un chemin de sainteté.

D’une voix faible le pape avait lu auparavant la formule de canonisation de la bienheureuse Cunegonda Kinga rappelant au passage le caractère international de la nouvelle sainte née dans la ville d’Esztergom, aujourd’hui hongroise. Des Hongrois, des Tchèques, des Slovaques, des Ukrainiens avaient fait le déplacement. Parmi les pèlerins figuraient notamment le président hongrois Arpad Göncz, et le premier ministre slovaque Mikula Dzurinda.

Après la messe, le pape devait se rendre dans le couvent des clarisses de Stary Sacz, pour quelques heures de repos, avant de rejoindre, en fin d’après midi, sa ville natale de Wadowice, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Cracovie.

La veille vers 21 heures, Jean Paul II était apparu quelques minutes à la fenêtre de l’archevêché de Cracovie pour saluer la foule présente. A la tombée de la nuit, on avait pu percevoir la mauvaise mine du pape tandis qu’il adressait quelques mots à la multitude des jeunes rassemblés autour de la résidence épiscopale pour un concert, un rendez-vous désormais traditionnel à chaque séjour de Jean Paul II à Cracovie.

Selon le porte-parole du Saint-Siège, le pape pourrait encore avant son départ jeudi faire une halte non prévue au programme au sanctuaire marial de Czestochowa. Jean Paul II se voit par contre contraint de renoncer à se rendre vendredi au chevet du patriarche arménien Karekine Ier comme il en avait l’intention. (apic/imed/cic/mp/pr)

16 juin 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!