Tourisme au milieu d’un voyage largement salué par les médias

Pologne: Jour de repos pour Jean Paul II

Varovie, 9 juin 1999 (APIC) Après avoir rencontré quelque trois millions de personnes au cours des quatre premiers jours de son voyage en Pologne, le pape a pris mercredi une journée de repos. D’une manière générale Jean Paul II continue à faire la une des journaux polonais, toute tendance politique confondue. Les grands titres restent centrés sur le message religieux que le pape transmet à son pays au fil de ses visites.

«Heureux les persécutés pour la justice» titrait mardi en première page le «Zycie Varswy» (La vie de Varsovie); «La saison des nouveaux martyrs», écrivait «Rzeczpospolita» (La République); «La grâce du martyre», titrait «Zycie» (La vie), en référence au Père Popielusko, assassiné par la police communiste; alors que le plus grand quotidien, la «Gazeta Wyborcza» (Journal électoral) né il y a dix ans, décidait d’affronter le thème de la «foi et la raison».

Le directeur de la «Gazeta» a de son côté consacré sa rubrique «Opinion» à la rencontre entre le pape et Mgr Tadeusz Pieronek, ancien secrétaire de la Conférence épiscopale polonaise.

Une enquête publiée il y a quelques jours montre que la grande majorité des polonais (81%) ont une grande affection pour le pape Wojtyla, et considèrent qu’il a joué un rôle décisif pour le bien du pays. 7% ont déclaré ne pas l’apprécier, et les autres sont plus ou moins indifférents. L’hebdomadaire satirique «Nie» (Non), dirigé par l’ancien porte-parole du président Jaruzelski, Jerzy Urban, vient de lancer une campagne contre la décision du gouvernement d’interdire les publicités de sous-vêtements féminins et de bikinis sur les parcours que doit emprunter le pape.

Journée de repos à la campagne

C’est à Wigry, un petit village de deux cents habitants au nord est de la Pologne, près de la frontière lituanienne, que le pape a choisi de reprendre des forces, en cette journée de mercredi. Enfoui dans une végétation luxuriante et entouré de lacs limpides, ce petit village doit son nom au lac Wigry et au vieux monastère construit au XVIIe siècle par des religieux camaldules qui furent pendant des siècles le point de référence de la dévotion populaire mariale dans toute la région. Endommagé puis complètement détruit pendant les deux guerres mondiales, l’ancien monastère a été patiemment reconstruit, grâce aux efforts de l’Eglise et du gouvernement.

Jean Paul II a ensuite quitté Wigry en voiture pour se rendre dans le centre touristique le plus important de la région. Pendant le trajet il s’est arrêté pour rendre visite à une famille d’agriculteurs, avec leurs cinq enfants. Ils ont parlé des difficultés de l’agriculture. (apic/zenit/pr)

9 juin 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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