Le document doit encore recevoir l’aval du Parlement (290993)

Pologne: Le gouvernement accepte le Condordat signé avec le Saint-Siège

Varsovie, 29septembre(APIC) Le gouvernement polonais a approuvé mardi à

Varsovie le nouveau Concordat entre la Pologne et le Saint-Siège. Ce Concordat, qui stipule entre autres que l’Eglise catholique et l’Etat polonais

«sont indépendants et autonomes», avait été signé le 28 juillet entre les

deux Etats. Le document doit encore recevoir l’aval du Parlement du pays.

Ce nouveau Concordat est appelé à remplacer celui que les deux Etats

avaient signé le 10 février 1925 et qui avait été dénoncé unilatéralement

par les autorités communistes le 12 septembre 1945..

Le document qui vient d’être accepté se compose de 29 articles, précédés

d’une préface. Le Concordat commence par affirmer, selon une formule devenue habituelle, que l’Etat polonais et l’Eglise catholique «sont indépendants et autonomes, chacun dans son domaine». Tous deux s’engageant «au

respect réciproque et à la collaboration pour la promotion de l’homme et du

bien commun».

Le Concordat aborde ensuite les questions liées aux échanges de diplomates (nonce et ambassadeur), à la liberté de communication et d’organisation

pour les organismes de l’Eglise catholique, à la reconnaissance de la personnalité juridique et du devoir de l’Eglise de notifier à l’Etat les changements survenus. L’Eglise s’engage aussi à ne pas insérer de parties quelconque du territoire polonais dans un diocèse ou une province ecclésiastique dont le siège serait en dehors de la Pologne. L’Eglise s’interdit en

outre d’étendre la juridiction d’un diocèse polonais au-delà des frontières

de l’Etat.

En dehors du nonce apostolique et des personnes exerçant une fonction

diplomatique apparentée, aucun membre de la Conférence épiscopale polonaise

ne peut être d’origine étrangère, même si le choix des évêques est exclusivement de la compétence du Saint-Siège.

Le Concordat, qui aborde la question des droits de propriété de l’Eglise, de l’entretien et de l’accès aux monuments sacrés, traite également des

lieux de culte, des fêtes reconnues et de l’éducation religieuse; il détermine les conditions de la pastorale en milieu militaire et dans les prisons

er reconnaît de plus aux évêques le droit d’organiser la pastorale des minorités ethniques. Le document définit enfin le droit de réunion et de faire paraître des publications religieuses ainsi que le droit d’organiser des

collectes. (apic/cic/pr)

29 septembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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