Visite au sanctuaire de Czestochowa compromise

Pologne: Le voyage du pape dans sa terre natale tire à sa fin

Varsovie, 16 juin 1999 (APIC) Le 8ème voyage de Jean Paul II dans sa terre natale tire à sa fin, presque dans la normalité, après l’incident de santé qui a obligé le pape à une journée de repos, mardi 15 juin. Grand événement médiatique de l’année en Pologne, cette visite de 13 jours dans une vingtaine de villes aura déplacé des millions de Polonais, aussi bien aux célébrations que sur les routes et villes sillonnées par le pape.

A la veille de son retour à Rome, jeudi 17 juin en fin d’après-midi selon le programme originellement établi, le pape est apparu plus reposé, même si l’extrême fatigue des derniers jours se manifestait particulièrement dans ses tremblements notoires. Au terme de la cérémonie de canonisation de la bienheureuse Kinga à Satry Sacz en fin de matinée du 16 juin, c’est un pape souriant qui a plaisanté avec ses compatriotes, acclamé par la foule chantant des airs folkloriques. Il n’a pas manqué d’évoquer la beauté de cette région et les promenades possibles, à pied, en canoë ou à ski. Il a en outre salué en particulier une centaine de réfugiés kosovars, accueillis il y a un mois dans un des villages d’été de cette région touristique.

Durant tout son voyage en Pologne, le pape a demandé tous les jours des nouvelles de la situation au Kosovo, se tenant informé quotidiennement de l’actualité dans le monde. Apprenant ainsi jeudi matin la nouvelle du tremblement de terre au Mexique, il a fait envoyé des télégrammes de condoléances aux prélats mexicains de Mexico et Puebla, les villes particulièrement touchées par le séisme.

Des tziganes en mission évangélisatrice font halte à Lausanne et Sion

La Suisse avant le grand rassemblement de Metz, fin août

Lausanne, 16 juin 1999 (APIC) Composée d’une trentaine de véhicules, une caravane de tziganes fera halte à Lausanne du 18 au 30 juin, et à Sion du 1er au 15 juillet. En mission évangélisatrice, ils prêcheront l’Evangile lors de cérémonies ouvertes à tous. Ces cérémonies feront la part belle aux chants, à la musique et aux témoignages. Après Lausanne, ils mettront le cap sur Sion puis Zurich du 16 juillet au 1er août. Leur périple à travers l’Europe s’achèvera fin août près de Metz par une convention réunissant quelque 8’000 à 12’000 véhicules.

En mission évangélisatrice, ils célèbrent la parole de Dieu par des chants, témoignages, prédications, et prières pour les malades. Les cérémonies ont lieu le matin et sont ouvertes à tous. Les tziganes ont d’ailleurs invité les ecclésiastiques de Suisse à venir les rencontrer lors des haltes de Lausanne, Sion et Zurich. Un signe d’ouverture qui ne fait pas oublier les relations souvent tumultueuses avec l’Eglise officielle, celle-ci étant «allergique» au nomadisme, alors que les tziganes lui reprochent de privilégier les principes coercitifs sur la foi authentique et l’expression spontanée de celle-ci quel que soit le contexte.

Cela n’a pas empêché un demi-million de tziganes d’adopter un christianisme «militant» à tendance pentecôtiste et charismatique. A l’origine de cette émulation religieuse, il y a la guérison miracle d’un enfant tzigane en France en 1948, suite à l’intervention d’un prédicateur. Cet événement a eu un tel impact sur la communauté tzigane française que petit à petit, 50% d’entre eux sont devenus pratiquants et missionnaires alors qu’ils étaient catholiques mais non-pratiquants. D’après les estimations, 50% des tziganes suisses appartiennent aussi à ce courant évangélique. Le second pilier de leur foi est la découverte de la parole de Jésus qui disait de prêcher l’Evangile en tout lieu, c’est-à-dire aussi bien autour d’un feu qu’à l’intérieur des églises. Par ailleurs, les tziganes se sont reconnus en Jésus qui menait une vie itinérante et demandait aux gens de changer leur coeur, non leur apparence ou leur mode de vie.

Fondée en1948, la Mission évangélique tzigane est présente dans 34 pays. Elle compte un demi-million d’adeptes, 3’500 prédicateurs et une école biblique en France, près d’Orléans, active de février à mai et comprenant 200 étudiants. En Suisse, on compte environ 1’000 familles tziganes vivant de façon nomade. (apic/spp/jop/pr)

16 juin 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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