L’Eglise catholique partie prenante

Pologne: Les Eglises collaborent à l’ouverture d’un centre pour chômeurs

Varsovie, 12 novembre 2002 (APIC) Les Eglises minoritaires de Pologne ouvriront des centres pour chômeurs en collaboration avec la Conférence des évêques catholique romains afin d’aider le nombre croissant de sans emploi dans le pays.

«Le chômage est un grand problème ici, et nous ne pouvons pas rester inactifs», a déclaré l’archevêque orthodoxe Jeremiasz Anchimiuk, président du Conseil oecuménique polonais, qui regroupe sept Eglises minoritaires. C’est grâce à nos bonnes relations oecuméniques que cette initiative a pu voir le jour. Elle montre que nous pouvons parler d’une seule voix, sans problèmes de doctrine ou de juridiction.»

L’archeveque orthodoxe s’exprimait après la présentation de ce projet lors d’une rencontre de la commission de dialogue du Conseil oecuménique polonais avec l’Eglise catholique romaine, co-présidée par l’archevêque catholique Alfons Nossol (Opole).

L’archevêque Jeremiasz Anchimiuk a rappelé qu’il avait visité des centres pour chômeurs gérés par les Eglises protestantes allemandes dans les année 80, et il a exprimé l’espoir de tirer profit de ces expériences. «Même si cette proposition est seulement en phase initiale, elle a reçu un accueil très favorable du coté catholique», a déclaré l’archevêque, qui dirige aussi l’archidiocèse de Wroclaw-Szczecin de l’Eglise orthodoxe de Pologne, forte de 570’000 membres.

Officiellement le chômage a doublé ces cinq dernières années en Pologne, et représente actuellement 19% de la main-d’oeuvre, par comparaison à une moyenne de 7,7% dans l’Union européenne. Le bureau central des statistiques polonais a reconnu que le chômage s’était aggravé avec le ralentissement de la croissance économique, et qu’il pourrait atteindre 20% d’ici à la fin de l’année 2002.

L’Eglise catholique romaine, dont les membres composent 95% de la population polonaise forte de 39 millions d’habitants, a des relations de travail avec le Conseil oecuménique polonais depuis 1974. En 2000 elle avait accepté la reconnaissance mutuelle des baptêmes avec les Eglises membres du Conseil. (apic/eni/pr)

12 novembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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