Après l’éviction d’une ministre impliquée dans l’ancien KGB local

Pologne: Les évêques se penchent sur le passé communiste du pays

Varsovie, 25 juin 2006 (Apic) Tandis qu’une loi est en préparation, en vue de punir les ex-agents des services secrets communistes, les évêques polonais ont lancé samedi 24 juin un appel à juger d’abord l’ancien appareil communiste, avant de s’en prendre à ses apparatchiks.

Réunis en conférence épiscopale, les évêques ont déclaré lors d’une conférence de presse que l’Eglise se prononçait pour un vaste débat sur le passé communiste de la Pologne, y compris en ce qui concerne les prêtres ayant collaboré avec l’ancien régime communiste.

«Nous devons juger d’abord le système criminel et ses fonctionnaires, avant de s’en prendre à leurs collaborateurs», a déclaré le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie (sud) et ancien secrétaire particulier du pape Jean Paul II.

La chasse aux anciens agents de la police secrète communiste SB, lancée par les partis au pouvoir, a conduit vendredi au limogeage de la ministre libérale des Finances Zyta Gilowska, accusée d’avoir collaboré avec le KGB local.

Des révélations récentes sur la collaboration présumée avec la police secrète communiste de plusieurs prélats connus ont choqué les fidèles et semé le trouble au sein de la hiérarchie catholique.

Selon l’Institut de la mémoire nationale (IPN), qui a la garde des archives de la police secrète, de 10% à 15% des religieux polonais ­ prêtres, moines et laïcs ­ ont collaboré avec la SB dans ce pays catholique à plus de 90%. (apic/ag/vb)

25 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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