Les nazis persécutaient aussi les prêtres catholiques

Pologne: Plus de soixante ans après, Wladyslaw Lewkowicz se souvient

Varsovie, 25 mai 2006 (Apic) Un rescapé du camp de concentration nazi d’Auschwitz témoigne: Dès l’arrivée au camp, les prêtres savaient qu’ils avaient très peu de chances de survie.

Selon Teresa Wontor-Cichy, une historienne du musée d’Auschwitz (sud-ouest de la Pologne), près de 500 religieux ont été déportés à Auschwitz. Pêtres et moines ainsi qu’une trentaine de religieuses. Près de 40% d’entre eux y sont morts.

Les prêtres étaient perçus comme les représentants les plus patriotiques de la société polonaise. Ils ont donc été particulièrement visés par le plan d’extermination de l’intelligentsia polonaise, explique Mme Wontor-Cichy. Le père Zdzislaw Gardocki, 89 ans, qui vit aujourd’hui au monastère des capucins à Rywalt Krolewski (nord-ouest de la Pologne), a été détenu dans les deux camps, d’abord 9 mois à Auschwitz. Puis, près de 4 ans à Dachau. Il ne veut pas en parler. «C’est bien trop difficile. Il a vécu l’enfer. Quand il est sorti de Dachau, il pesait à peine 40 kilos, il faut le laisser tranquille», explique le supérieur du monastère. Environ 2.800 prêtres de différents pays d’Europe ont péri à Dachau, où les religieux prisonniers ont été regroupés pendant la guerre. 60% étaient polonais. Malgré le risque d’être envoyé tout de suite à la mort, les prisonniers se confectionnaient de petites croix et des chapelets avec de la mie du pain, bien que le pain manquât. Malgré l’interdiction, les prêtres célébraient des messes en cachette, confessaient ou donnaient l’extrême-onction aux mourants. (apic/zenit/vb)

25 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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