Le COE édite un livre sur la question

Population mondiale: 10 milliards en l’an 2050?

New York, le 22 juillet (APIC).La population mondiale atteindra le chiffre de six milliards l’an prochain. Elle passera à 10 milliards en 2050. «Les experts estiment qu’il faudra une croissance de l’activité économique mondiale de 5 à 10 fois plus forte pour répondre aux besoins et aspirations de plus de dix milliards d’êtres humains», écrit James Martin-Schramm, dans son livre intitulé «Population perils and the churches response», publié par le Conseil Oecuménique.

L’auteur a participé à la Conférence des Nations Unies sur la population, au Caire, en 1994. Enseignant la religion au Collège Luther à` Decorah, Iowa (Etats-Unis), il préconise l’amélioration du «statut et de la condition des femmes». Lorsque les femmes reçoivent une éducation, le taux de fertilité tend à décliner, fait-il observer. Si on leur fournit les informations et les moyens de contrôle du nombre et de l’espacement des naissances, elles décident généralement d’elles-mêmes de limiter le nombre de celles-ci.

L’Afrique, précise-t-il dans son livre, enregistre une croissance particulièrement rapide. Presque la moitié de sa population a moins de 15 ans, et sera bientôt en âge de procréer. «L’Afrique a aussi le taux de fertilité le plus élevé du monde, avec une moyenne de 6,6 naissances par femme. Sa population doublera en moins de 24 ans».

La population de l’Inde (870 millions d’habitants) devrait passer à deux milliards au siècle prochain. Et même si le taux de fertilité moyen des femmes dans le monde a décliné, le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants signifie que la croissance démographique continuera, même si les couples tendent à ne plus avoir autant d’enfants.

Selon l’auteur, l’Eglise n’a pas contribué à l’aggravation du problème démographique. L’exemple de l’Italie montre que le résultat d’un tel enseignement n’est pas une croissance démographique rapide. James Martin-Schramm souligne que l’Eglise préconise la lutte contre la pauvreté, condition nécessaire pour faire face à la crise démographique.

En se référant à la Conférence du Caire, le livre réitère l’appel à la légalisation de l’avortement – contre lequel s’est élevé l’Eglise catholique, présente à la Conférence -, non comme mesure de planification familiale mais dans l’intérêt de la santé de la mère. «C’est une chose de décider si un avortement est moralement justifiable», écrit l’auteur, «c’en est une autre de garantir qu’il découle d’un choix médical légal dans le cadre de la société.

«Reconnaissant les différents points de vue des chrétiens sur la question, James Martin-Schramm a inclus dans son livre une liste de lignes directrices favorisant le dialogue amorcé par le Groupe mixte de travail du Conseil œcuménique des Eglises et de l’Eglise catholique romaine. (apic/eni/oc)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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