République centrafricaine: Le chaos règne malgré les efforts des nouvelles autorités pour stabiliser la situation

Population rackettée et édifices publics et religieux mis à sac

Bangui, 15 avril 2013 (Apic) La République centrafricaine vit encore dans l’instabilité et dans l’insécurité après la fuite du président Bozizé le 24 mars 2013. Après l’entrée dans la capitale Bangui des rebelles de la coalition Seleka, la population continue de subir des violences et des pillages, rapporte l’agence missionnaire Fides le 14 avril 2013. Les nouvelles autorités ont cependant entrepris un certain nombre de démarches afin de stabiliser la situation.

Depuis le 24 mars dernier, selon les données de la Croix Rouge centrafricaine, dans la seule ville de Bangui, 119 personnes ont été tuées et 272 blessées alors que 146 ont subi des traumatismes psychiques dus aux fusillades entre différents groupes armés qui luttent pour la conquête de territoires ou entre simples bandits qui rackettent la population.

Le 11 avril 2013, des associations de jeunes de la capitale ont organisé des manifestations de protestation contre les violences des insurgés et les saccages continuels après le meurtre du conducteur d’une mototaxi de la part d’hommes de la Seleka. A Bangui et dans différents autres centres urbains et ruraux, des édifices publics et des structures d’organisations humanitaires et de l’Eglise ont été mis à sac.

Mesures de stabilisation

Les nouvelles autorités ont cependant entrepris un certain nombre de démarches afin de chercher à stabiliser la situation. Dans la capitale, les militaires tchadiens de la mission des Etats d’Afrique centrale (FOMAC) et des hommes de la Seleka ont conduit une première opération de récupération des armes se trouvant entre les mains des civils et des groupes armés.

Au plan politique, le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, a annoncé la création d’un Conseil national de Transition qui fera office d’Assemblée nationale provisoire. Le nouvel organisme compte 105 membres, dont des représentants de la société civile, des groupes religieux et de la diaspora. (apic/fides/cw)

15 avril 2013 | 11:27
par webmaster@kath.ch
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