Avant que la Cour ne statue sur leur propriété

Portland: Pas de fonds paroissiaux de l’archidiocèse pour les victimes de pédophilie

Portland, 14 mars 2006 (Apic) La juge du tribunal américain des faillites (l’US Bankruptcy Court) de Portland, aux Etats-Unis, ne veut pas que des fonds paroissiaux soient utilisés pour le moment pour dédommager des victimes de prêtres pédophiles.

La juge Elizabeth Perris a déclaré qu’elle n’autoriserait pas que les plaignants dans les affaires d’abus sexuels commis par des prêtres soient dédommagés sur les propriétés des paroisses de l’archidiocèse catholique de Portland, Oregon, avant que le statut des propriétés de l’Eglise soit défini par un tribunal.

La juge des faillites, en charge du dossier du cas de faillite de l’archidiocèse catholique de Portland, a déclaré que tant que la justice n’avait pas statué sur les propriétés de l’archidiocèse, aucun des biens paroissiaux ne pouvait servir à dédommager les plaignants dans les cas de pédophilie commis par des prêtres.

«C’est une des nouvelles les plus encourageants que nous ayons reçues», commente Thomas Stilley, l’avocat de l’archidiocèse. Le comité des plaignants abusés sexuellement par des prêtres avait proposé un plan dans lequel, à l’issue des procès et sur une base au cas par cas, les plaignants seraient dédommagés par les paroisses et écoles de l’archidiocèse si nécessaire.

La juge Perris a stipulé qu’il restait des conclusions non résolues au sujet de la propriété des paroisses et des écoles de l’archidiocèse. Elle s’est déclarée sceptique devant la capacité du Comité de plaignants, un groupe représentant les victimes ayant subi lesdits abus, à pouvoir exécuter un tel plan.

Au centre du conflit, les paroisses et les écoles de l’archidiocèse de Portland

L’archidiocèse de Portland avec deux autres, avait demandé la protection prévue par la loi américaine sur les faillites, pour faire face à des plaintes pour abus sexuels, en argumentant qu’il n’avait pas assez de biens pour couvrir les dommages qui ont suivi les poursuites contre lui. Il s’agit d’une somme de quelque 53 millions de dollars.

La juge des faillites Elizabeth Perris avait indiqué vouloir mettre à contribution les propriétés des paroisses et des écoles catholiques pour dédommager les victimes. L’archidiocèse de Portand estimait que cette décision portait atteinte à son droit et à ceux des paroissiens au libre exercice de leur religion.

En janvier 2006, l’archevêque de Portland, Mgr John G. Vlazny, avait répété que «personne dans l’archidiocèse n’a l’autorité de saisir les biens et avoirs des paroisses pour satisfaire aux dédommagements financiers liés au scandale des prêtres pédophiles».

L’archidiocèse compte 124 paroisses, dont 40 d’entre elles ont des écoles primaires, et trois écoles secondaires. Les instances archidiocésaines soulignent qu’elles ont toujours été prêtes à payer en cas de plaintes fondées et valides, mais se défendent «contre les prétentions abusives». (apic/cns/vb)

14 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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