La France bien représentée, avec 3 présidentiables et José Bové
Porto Alegre: L’alternative au WEF attire 10 fois plus de monde qu’à New York
Porto Alegre 31 janvier 2002 (APIC) Le Forum social mondial, contrepoids officiel du Forum économique mondial (WEF), est déjà devenu un événement institutionnel incontournable. Parmi les 50’000 à 60’000 personnes attendues (contre 3’000 au WEF) , le gratin de la gauche, notamment française, se presse au portillon.
Pontes de l’anti-mondialisation, délégués syndicaux, représentants de plus d’un millier d’ONG et journalistes, soit plus de 50’000 personnes, (environ trois fois plus que l’an dernier) sont présentes à l’ouverte de la seconde édition du Forum social mondial de Porto Alegre, qui se tient du 31 janvier au 5 février. Parmi elles, pas moins de trois candidats à la présidentielle française: Olivier Besancenot, Jean-Pierre Chevènement et Noël Mamère, auxquels s’ajoutent le maire de Paris, le secrétaire général du partit socialiste français, ainsi qu’une douzaine de ministres du gouvernement Jospin et un conseiller du président Chirac. Cette forte présence française est représentative de la tendance européenne, dont l’importante délégation irrite les organisations non gouvernementales.
La Confédération paysanne, José Bové en tête, n’apprécie guère de se retrouver en pareille compagnie. Le pourfendeur de la «mal-bouffe» a critiqué «ces candidats qui veulent obtenir une légitimité internationale» et qui, selon lui, veulent «s’approprier les fruits du travail collectif des organisations syndicales, des ONG, et autres mouvements».
En prévision à ce genre de remarque, Charles Josselin, ministre français de la coopération, à déclaré que «Le Forum n’est pas un effet de mode» et qu’il va avoir désormais une influence «sur les centres de décision de la planète» (apic/lalib/sh)



