Un pas sur la voie de l’unité, estime le cardinal

Porto Alegre: Le cardinal Kasper exhorte les Eglises à célébrer Pâques à la même date

Porto Alegre, 19 février 2006 (Apic) Le cardinal Walter Kasper exhorte les Eglises à célébrer Pâques à la même date.

Selon le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, il est urgent que les Eglises du monde entier trouvent une date commune pour célébrer Paques. Ceci, a-t-il dit, signifierait un énorme pas en avant sur la voie de l’unité chrétienne.

«En particulier pour les Eglises des pays musulmans, c’est un scandale que les chrétiens ne puissent célébrer ensemble», a fait remarquer le cardinal Walter Kasper, lors d’une conférence de presse tenue dans le cadre de la 9e Assemblée du Conseil oecuménique des Eglises (COE), réunie du 14 au 23 février, à Porto Alegre, au Brésil.

Pâques, la fête qui marque pour les chrétiens la résurrection de Jésus-Christ, est célébrée la plupart du temps à deux dates différentes, une par la majorité des protestants et catholiques romains, et l’autre par la plupart des Eglises orthodoxes. Cette différence de dates provient en partie d’un désaccord sur la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII au 16e siècle.

Cette année, le dimanche de Pâques tombe le 16 avril pour la plupart des protestants et catholiques et le 23 avril pour la majorité des Eglises orthodoxes. La date sera la même en 2007 et en 2010.

L’appel à fixer une date commune pour Pâques ne date pas d’hier. Il vient notamment du Moyen-Orient où des chrétiens de différentes traditions vivent en étroite proximité, souvent comme petites minorités chrétiennes.

Appel pour un accord sur la reconnaissance mutuelle du baptême

Le COE et le Conseil des Eglises du Moyen-Orient (CEMO) ont lancé une initiative en 1997 pour permettre à toutes les Eglises de célébrer Pâques ensemble chaque année. Même si de nombreuses Eglises dans le monde ont bien accueilli cette initiative, l’espoir que le début du millénaire pourrait marquer la fin de la division sur la question des dates s’est avéré peu réaliste.

«Si nous pouvons parvenir à un accord, ce serait un énorme pas en avant», a déclaré le cardinal Kasper en précisant que le Vatican était ouvert aux différents moyens de résoudre la question.

Le cardinal Kasper a enfin exhorté les Eglises à parvenir à un accord sur la reconnaissance mutuelle du baptême, en soulignant que c’était «fondamental» pour l’unité chrétienne. (apic/eni/pr)

19 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!