Le président portugais promulgue la loi
Portugal: Dépénalisation de l’IVG
Lisbonne, 10 avril 2007 (Apic) Le président portugais Anibal Cavaco Silva a promulgué la loi dépénalisant l’avortement jusqu’à la dixième semaine de grossesse dans un établissement de santé légalement autorisé.
La dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse avait été approuvée par référendum, par 59% des électeurs le 11 février, malgré la forte compagne de l’Eglise catholique. Cette dépénalisation avait été approuvée par le parlement portugais, à majorité socialiste, le 8 mars.
Le président de centre droit dit regretter l’absence d’un «consensus politique plus large et des solutions plus claires» dans ce dossier. Il a adressé un message au parlement dans lequel il demande au législateur de veiller «à assurer un équilibre raisonnable entre les différents intérêts en présence».
Le CDS-PP (droite) avait voté contre et avait demandé au président d’opposer son veto. La précédente législation, datant de 1984, l’une des plus restrictives de l’Union européenne, prévoyait pour les femmes reconnues coupables d’avoir avorté des peines allant jusqu’à trois ans de prison, sauf en cas de viol, de danger pour la vie de la mère ou de malformation du foetus.
Selon une étude publiée par l’Association pour le planning familial en décembre dernier, 18’000 Portugaises ont avorté illégalement en 2005.
L’Eglise catholique du Portugal avait mené une vaste compagne contre cette loi. le patriarche de Lisbonne, le cardinal José da Cruz Policarpo, avait appelé les Portugais au rejet de la loi sur l’avortement. «Chaque interruption de grossesse est un refus de donner à une vie humaine sa place dans le monde», devait affirmer le prélat. (apic/ag/arch/pr)



