Autriche: Sépulture possible pour les personnes sorties de l’Eglise

Pour autant que le défunt ait exprimé le désir d’un retour

Vienne, 29 février 2012 (Apic) Les personnes sorties de l’Eglise, en Autriche, pourront tout de même avoir une célébration d’enterrement catholique, si leurs proches le demandent et si cela correspond à la volonté du défunt. Cette décision a été prise dans le cadre des «Lignes directrices pour l’enterrement des personnes qui sont sorties de l’Eglise catholique romaine».

Ce document a été publié dans le bulletin officiel de la Conférence des évêques autrichiens et présente les critères en vue d’une décision adaptée aux situations particulières de la part des prêtres. Le but de ces règles est d’apporter une aide aux membres de la parenté d’un défunt sorti de l’Eglise, qui se définissent comme croyants.

Trois situations pastorales sont envisagées. Une célébration d’enterrement à l’église est possible pour une personne sortie de l’Eglise si «le désir d’un retour» dans l’Eglise a été exprimé clairement soit dans le testament, soit devant des témoins, ou encore si «un signe d’appartenance à l’Eglise» a été posé.

Si la personne «n’a pas exclu explicitement la participation de l’Eglise», une «célébration d’adieu» peut se dérouler, en principe là où est exposé le corps ou au cimetière. Mais il ne s’agit pas d’une messe.

Lorsque «quelqu’un a clairement affirmé qu’il ne désirait aucune sépulture à l’église et s’est distancé explicitement de la foi chrétienne, cela est à respecter», soulignent les lignes directrices. Dans un tel cas, le prêtre, le diacre ou le responsable des sépultures peut accompagner les proches sans vêtements liturgiques derrière le cercueil et «prier avec eux».

Une affaire diocésaine ou cantonale en Suisse

La Conférence des évêques suisses n’a pas édité des lignes directrices pour la sépulture des personnes sorties de l’Eglise, a affirmé à l’Apic Walter Müller, responsable de la communication. C’est au niveau de certains diocèses, voire de certains cantons, que des règles ou des principes ont été émis. C’est notamment le cas des diocèses de Bâle, depuis 2001, et de St-Gall en 2003. Dans les deux diocèses, il a été décidé de donner la priorité au respect de la volonté du défunt. Si la personne décédée a clairement rejeté son appartenance à l’Eglise en la quittant, il n’y aura pas de célébration d’enterrement. Sans un tel rejet, une célébration à l’église demeure possible si les proches sont attachés à l’Eglise et la demandent. Dans le diocèss de St-Gall, il sera alors fait appel à la famille pour une participation financière, et dans le diocèse de Bâle, pour un don à une œuvre sociale ou ecclésiale. (apic/kap/bal/bb)

29 février 2012 | 17:25
par webmaster@kath.ch
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