Vatican

Pour le pape François, «ce n’est pas la religion qui incite et mène à la guerre»

A l’occasion du 25e anniversaire de l’attentat antisémite de Buenos Aires (Argentine) qui avait fait 84 morts, le pape François rappelle dans une lettre que «ce n’est pas la religion qui incite et mène à la guerre mais l’obscurité des cœurs».

Dans ce courrier signé de sa main et relayé le 12 juillet 2019 par le site local InfoBAE, le pontife affirme prier tous les 18 juillet pour le repos de ce qui sont morts dans cet acte de folie.

Le 18 juillet 1994, un attentat à la voiture piégée a ciblé un bâtiment de la capitale argentine abritant plusieurs institutions juives. 84 personnes sont mortes et 230 autres ont été blessées dans cette attaque jamais revendiquée.

L’obscurité des coeurs

Cette «folie», reprend le pape, a tronqué des vies et des espérances tant en Orient qu’en Occident. C’est une «troisième guerre mondiale par morceau» au visage «cruel». «Tout cela au nom de Dieu, blasphémant le nom de Dieu. Ce n’est pas la religion qui incite et mène à la guerre, mais l’obscurité dans le cœur de ce qui commettent ces actes irrationnels.

Pour l’ancien archevêque de Buenos Aires, Dieu appelle au contraire les hommes à vivre dans une grande fraternité dépassant toute frontière géographique ou idéologique. Si la paix est un droit, sa construction est une obligation. Il est donc en particulier nécessaire selon lui d’éduquer les nouvelles générations à la tolérance et au respect.

Un quart de siècle après l’événement, l’enquête n’a toujours pas permis de trouver les coupables de ce pire attentat de l’histoire argentine. Les soupçons sont toutefois principalement dirigés vers l’Iran et le Hezbollah. (cath.ch/imedia/xln/mp)

Le pape François célèbre la messe | © Antoine Mekary I.Media
12 juillet 2019 | 14:04
par Maurice Page
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