France : Mariage entre personnes de même sexe et homoparentalité

Pour les évangéliques, un mauvais choix de société

Paris, 13 septembre 2012 (Apic) Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) estime que le projet de loi sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité du président Hollande est un mauvais choix de société. Dans un communiqué publié le 13 septembre 2012, ils déplorent la promotion des intérêts d’une minorité qui vont à l’encontre du bien commun. Ce projet viole en particulier le droit de l’enfant à avoir un père et une mère.

Les protestants évangéliques rappellent que la différence homme – femme est depuis toujours une donnée fondamentale de l’anthropologie. Vécue partout et depuis les origines de l’humanité comme un enrichissement, elle fonde le mariage, la procréation et la famille. À ce titre, nier ou relativiser l’importance de l’altérité dans la cellule familiale est une régression, soulignent-ils.

Les évangéliques relèvent que le mariage n’est pas seulement une affaire privée entre deux personnes. Il est également une disposition d’ordre public qui structure la société et encadre la famille et le droit de filiation. Ouvrir le mariage à des personnes de même sexe, sous couvert de non-discrimination et de liberté de choix individuel, remettrait en cause un fondement structurant de la société. Pour les évangéliques, céder à une idéologie faussement égalitariste conduirait immanquablement à une confusion des repères et au bouleversement des structures sociales.

Le droit des enfants à un père et une mère

Les évangéliques affirment qu’il est dans l’intérêt supérieur de l’enfant d’être élevé par son père et sa mère. Si l’on ne peut pas ignorer l’existence de nombreuses exceptions, subies ou choisies, rien ne semble justifier l’abolition de cette donnée anthropologique et psychologique fondamentale. Sous couvert d’égalité, l’homoparentalité créera une inégalité pour les enfants en leur inventant une filiation fictive qui les privera de leur filiation réelle. Il ne saurait y avoir de droit absolu à l’enfant, car l’intérêt de celui-ci doit primer sur le désir des adultes.

Non à la marchandisation du corps

En introduisant ces deux mesures, estiment les évangéliques, on risque d’ouvrir la voie à la marchandisation du corps. La demande de gestation pour autrui s’inscrira comme une suite logique de cette évolution, même si le projet de loi ne l’envisage pas à ce stade. Tout comme l’aide médicale à la procréation (AMP) servira de recours pour contourner l’acte homosexuel par nature infécond.

Le Conseil des Eglises évangéliques précise que ses membres condamnent toute haine et toute injustice envers les personnes homosexuelles. Il considère comme intangible la valeur de toute personne, quels que soient ses choix de vie. À ce titre, il prône l’accueil de tous. Cependant, il ne considère pas toutes les formes de conjugalité de manière indifférenciée. La fécondité accordée à l’homme et à la femme est un don de Dieu, conclut le CNEF, en invitant le gouvernement à favoriser la stabilité du mariage et de la famille.

#Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF)

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a été créé officiellement le 15 juin 2010. Organe représentatif, il rassemble plus de 70 % des Églises protestantes évangéliques et une centaine d’organisations para-ecclésiastiques. Il est membre de l’Alliance évangélique européenne et de l’Alliance évangélique mondiale.

(apic/com/mp)

13 septembre 2012 | 16:12
par webmaster@kath.ch
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