Pour les «haredim», le sapin est une «véritable provocation»
Jérusalem: Le sapin de Noël de la Porte de Jaffa enlevé suite aux pressions de juifs ultraorthodoxes
Jérusalem, 25 décembre 2012 (Apic) Le sapin de Noël de la Porte de Jaffa, qui avait été inauguré le 18 décembre 2012 par le patriarche latin de Jérusalem au pied des remparts de la vieille ville de Jérusalem, a disparu. Il a été enlevé suite à la pression de militants juifs ultra-orthodoxes (»haredim»).
Pour les «haredim», la pose d’un arbre de Noël, à l’entrée de la vieille ville, est une «véritable provocation». L’installation du sapin de Noël avait été autorisée par la mairie de Jérusalem, en «signe de respect» pour les chréltiens de la ville sainte. Des résidents du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem, des religieux juifs ultra-orthodoxes, des rabbins et des membres du parti séfarade Shas avaient manifesté leur colère face à la présence de ce sapin.
Symbole de foi pour les chrétiens, idolâtrie pour les fondamentalistes juifs
Le rabbin Shmuel Yitzchaki, membre du Conseil municipal de Jérusalem, a même qualifié le sapin de «symbole du culte idolâtre placé sur le chemin du Mont du Temple» et de «sérieuse offense» contre la nation d’Israël.
Au soir du 18 décembre, Mgr Fouad Twal avait inauguré l’arbre de Noël, situé au centre de la porte de Jaffa, à Jérusalem. C’était la première fois qu’une telle cérémonie avait lieu. Elle avait réuni plusieurs évêques, des prêtres et des religieuses, ainsi que des centaines de laïcs fidèles.
Dans la foule réunie pour l’occasion, figuraient également des juifs et des musulmans. Le patriarche latin de Jérusalem, dans une brève allocution, avait félicité les organisateurs de cet évènement festif, assorti d’un bazar de charité au profit des plus pauvres. Il avait rappelé que les illuminations du sapin étaient «le symbole de la clarté qui nous guide; cet arbre illuminé est un symbole de notre foi» (apic/plj/com/be)



