Afrique du Sud: Les évêques demandent au président de rembourser à l'Etat des frais indus
Pour les prélats, Jacob Zuma fait preuve de mauvaise volonté
Pretoria, 6 avril 2014 (Apic) La Conférence des évêques catholiques d’Afrique du Sud (SACBC) a accusé le président Jacob Zuma de faire preuve de mauvais volonté face aux demandes qui lui ont été faites de rembourser à l’Etat une partie des frais indus de développement de sa maison privée.
Les évêques ont critiqué l’attitude de Jacob Zuma, qui ne «répond pas rapidement et de manière exhaustive» à un rapport gouvernemental lui réclamant de rembourser au trésor public une partie des 246 millions Rands (20,8 millions de francs suisses), utilisés pour des travaux à sa résidence privée, dans son village natal de Nkandla, à l’est du pays.
Les travaux consistaient en la construction d’un centre d’accueil pour les visiteurs, d’un amphithéâtre, d’un poulailler et d’une piscine, ainsi qu’au renforcement de la sécurité de la résidence. Pour la médiatrice Thuli Madonsela, en charge de la bonne gestion des fonds publics sud-africains, la plupart de ces réalisations n’ont cependant rien à voir avec la sécurité du président et ne devraient donc par être à la charge de l’Etat.
Procrastination présidentielle
Le président Zuma s’est engagé à apporter une réponse publique «en temps voulu».
Dans un communiqué du 3 avril 2014, la SACBC a néanmoins déclaré qu’il était inacceptable que le président fasse attendre le pays jusqu’à la fin de l’enquête d’une unité spéciale, en juin, pour s’expliquer. Les prélats ont relevé que les dispositions de la loi sur l’éthique des dirigeants du pays établissaient clairement que le président doit, dans des situations de ce genre, faire part dans les 14 jours suivants à l’Assemblée nationale des mesures qu’il envisage de prendre. (apic/ibc/com/rz)




