République démocratique du Congo: L’Eglise veut formaliser ses relations avec l’Etat
Pour mieux accomplir sa mission sociale auprès des populations
Kinshasa, 15 juin 2010 (Apic) La Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (Cenco), par la voix de son président, Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe, a exprimé son souhait de formaliser ses relations avec l’Etat, afin de lui permettre d’accomplir « valablement sa mission » sociale, a rapporté le quotidien congolais « Le Potentiel ».
Lors d’une conférence de presse, tenue à l’issue d’un colloque national sur le cinquantenaire de l’indépendance du Congo, organisé par la CENCO du 9 au 12 juin 2010, autour du thème «Prendre le plus bel élan pour bâtir un Congo plus beau qu’avant», le colloque a formulé auprès de l’Etat une requête pour mettre en place un cadre juridique qui définirait leurs relations, rappelant que l’Eglise catholique congolaise est régie par son droit canonique.
« Eu égard aux actions accomplies en République démocratique du Congo, l’Eglise catholique serait une fois de plus motivée, si et seulement si, l’Etat congolais lui accordait son statut civil qui lui facilitera la tâche afin d’intensifier davantage ses actions en faveur du bien-être de la population », a notamment souligné Mgr Djomo. Il a rappelé que « depuis une époque très reculée de l’histoire nationale », par son action évangélisatrice, l’Eglise a accompagné le Congo dans la traversée de l’histoire, et pendant les différents moments forts de la vie du peuple congolais, notamment la colonisation, l’accession à l’indépendance, la dictature sous la première République, l’avènement de la démocratie, les différentes guerres dites de libération, la chute de la dictature, les élections.
L’Eglise fortement engagée dans l’histoire du pays
« Pour sa part, l’Eglise, par sa mission d’évangéliser, est appelée à transformer l’homme et son environnement », a encore indiqué le président de la CENCO selon lequel, à travers une évangélisation « porteuse d’espérance, l’Eglise devra aussi raviver le courage prophétique consistant à annoncer, dénoncer et renoncer ».
Les participants au colloque ont aussi appelé le gouvernement congolais à œuvrer pour réinstaurer la confiance entre populations, consolider les liens de solidarité, par des actions d’autopromotion, pour un destin de bonheur partagé. Ils ont enfin demandé une restructuration de l’économie nationale pour promouvoir un développement durable. (apic/ibc/js)



